compteur de visite site web

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

prier avec le P. Guardini

  • Prier avec le P. Guardini : 38e jour

    Difficultés à prier provenant de crises de la foi

    Qu'advient-il de la prière quand la foi elle-même est chancelante ? La prière s'adresse au Dieu qui nous est connu par la Révélation ; et nous ne sommes certains de celle-ci que par la foi. Qu'arrive-t-il lorsque la foi est incertaine, ou bien qu'elle n'existe pas encore vraiment, lorsqu'on n'est encore que sur le chemin qui conduit à la foi ? Comment prier dans ces conditions ? Et il ne s'agit pas seulement de savoir si la foi est assez forte pour prier, mais si, en bonne conscience, on a le droit de prier. Car la foi est inséparable de la vérité, mais si ma foi vacille, et que j'essaie de prier, la conscience me reproche de n'être pas sincère. Alors ? Le problème n'est pas simple. 

       

    Lire la suite

  • Prier avec le P. Guardini : 37 e jour

    La prière dans les difficultés provenant de l'évolution intérieure. 

    Ce qui est vivant est mouvant ; et il ne faut en parler qu'avec beaucoup de précaution, sachant que tout ce qu'on peut en dire en général, n'a, dans les cas particuliers, qu'une valeur d'approximation. En parcourant ce volume le lecteur a peut-être éprouvé quelque gêne du fait de certaines imprécisions ; il lui est peut-être arrivé de n'être pas d'accord avec nous, d'avoir, sur tel ou tel point, des idées tout à fait différentes des nôtres ; et peut-être avait-il raison, tant il est vrai que nous avons été guidé dans notre exposé par le souci de tenir une ligne de juste milieu. Malgré cela nous espérons qu'il aura tout de même pu tirer quelque profit de cet ouvrage. 

    Jusqu'ici la difficulté n'est pas grave. Mais elle serait sérieuse si le lecteur nous disait qu'il n'a absolument que faire de tout ce qui a été dit. Il conçoit peut-être sa prière d'une manière beaucoup plus personnelle, et il estime que nos conseils et nos exposés lui sont parfaitement inutiles. Dans la mesure où il n'est pas victime de ses illusions, c'est bien ; qu'il laisse ce livre… Il peut se faire, en effet, que son expérience sorte de l'ordinaire ; ou bien que ses dons spirituels, aussi bien que les difficultés auxquelles il doit faire face, soient tout à fait hors du commun, tout à fait exceptionnels. Ou bien encore son existence s'écoule dans des conditions de vie telles, qu'aucune règle générale ne peut lui être appliquée. Il conviendrait malgré tout de mettre cette personne en garde ; de lui rappeler que les choses simples et quotidiennes gardent peut-être, malgré tout, plus d'importance pour lui qu'il ne le pense ; il est toujours dangereux de se classer parmi les êtres exceptionnels. Mais si c'est vraiment le cas, il lui faudra chercher des conseils plus personnels et tâcher de progresser tout seul. 

    Il reste enfin le fidèle qui déclare simplement qu'il ne peut pas prier, que tout ce que nous avons pu dire lui semble incompréhensible et impossible à mettre en œuvre. Tout le monde, un jour ou l'autre, a cette impression, et cela peut même arriver souvent ; tellement souvent qu'il nous semble utile d'y insister un peu. 

    Lire la suite

  • Prier avec le P. Guardini : 36e jour

    La place de la Vierge Marie dans la vie de prière

    Parmi ceux qu'invoque la prière chrétienne, Marie, la Mère de Dieu, tient une place à part. Elle n'est pas simplement la plus grande parmi les saints ; elle est autre, et elle est unique. Une infinité de choses ont été dites et écrites sur elle. Beaucoup sont très belles et jaillies des sources les plus pures de la foi chrétienne, d'autres sont moins valables et parfois franchement mauvaises. Il faut donc essayer d'y voir clair. 

     

    Lire la suite

  • Prier avec le P. Guardini : 35e jour

       Le rôle des saints dans la vie de prière

       La vie de l'homme se réalise dans des rapports réciproques de nature très diverse. Personne ne vit isolément ; chacun dépend des autres, subit des influences et en exerce ; il donne, il reçoit. Nous sommes convaincus que ceux qui nous ont quittés vivent en Dieu ; est-ce que pour eux les réalités fondamentales de la vie cesseraient d'exister ? De fait, le chrétien a une conscience avertie des liens qui continuent de l'attacher aux défunts qui lui ont été proches par la parenté, par l'amour ou par des valeurs spirituelles. Il espère en une communion nouvelle avec eux dans la vie future ; il songe à la purification qu'ils sont  peut-être obligés de subir [purgatoire] pour parvenir à  " l'entière liberté de la gloire des enfants de Dieu " (cf. Rm 8,18-23)

    Lire la suite

  • Prier avec le P. Guardini : 34e jour

    La Providence et l'ensemble de la vie de prière

       Les maîtres spirituels enseignent que la prière doit progressivement déborder les brefs moments qui lui sont explicitement consacrés, et envahir toute la journée. Ils rappellent la parole de Jésus : " Il faut toujours prier et ne pas se lasser." (Lc 18,1). Cela signifie d'abord la ferveur avec laquelle le fidèle doit demander le secours du Père dans n'importe quel besoin, jusqu'à ce qu'il soit exaucé ; mais il s'agit surtout d'une prière ininterrompue telle que, de pratique isolée, elle devienne une partie intégrante de la vie entière ; que d'acte, elle devienne une attitude ou un état intérieur. Il faut justifier cette idée. 

    Lire la suite

  • Prier avec le P. Guardini : 33e jour

       La Providence et la prière

       A l'époque du Nouveau Testament, le sentiment chrétien de l'existence était déterminé entièrement par la foi en la Providence. Aujourd'hui, c'est encore le cas chez les gens simples ; pour ceux-là, surtout qui, comme le paysan, sont à la merci de forces sur lesquelles ils n'ont aucune influence. Mais à part cela, cette foi en la Providence ne représente généralement plus une grande force dans la vie chrétienne. Les causes en sont nombreuses, et nous ne pouvons les examiner ici  ; ce qui est certain, c'est qu'il faut lui rendre plus d'efficacité, si nous voulons prétendre à une existence vraiment chrétienne. Et on ne peut pas omettre d'envisager la question sous l'angle de la prière. 

    Lire la suite

  • Prier avec le P. Guardini : 32e jour

    La Providence dans notre vie chrétienne. 

     Il y a dans la prédication de Jésus un enseignement qui embrasse la totalité de l'existence et qui s'applique en même temps à l'individu : c'est le message de la Providence. Selon ce message, tout ce qui est dans le monde, tout ce qui s'y passe, est dirigé par l'amour, la sagesse et la puissance du Père, pour le salut de l'homme croyant. 

    Lire la suite

  • Prier avec le P. Guardini : 31e jour

       L'oraison mystique. Pour terminer, nous abordons un sujet qui ne relève plus d'une initiation à la prière ; mais son importance est telle, qu'il faut au moins l'effleurer. 

       Il arrivera peut-être à celui qui a fait oraison de faire une expérience étrange. Longtemps sa réflexion, nourrie par les pensées de la foi, aura cherché Dieu ; soudain Dieu lui-même est là. 

    Lire la suite

  • Prier avec le P. Guardini : 30e jour

    Méthode et progrès de l'oraison. Comment faut-il s'y prendre pour bien faire oraison ? La préparation est primordiale et décisive. Il y a la préparation éloignée et la préparation immédiate. 

    Lire la suite

  • Prier avec le P Guardini : 29e jour

    Le caractère propre de l'oraison. Toute prière doit être "intérieure" si elle ne veut pas être  du simple verbiage. Mais nous voulons parler ici d'une manière de prier qui s'efforce de quitter la parole pour tendre au silence. 

    Lire la suite

  • Prier avec le P. Guardini : 28e jour

    La prière de répétition

    Dans la prière orale l'homme dit à Dieu ce qu'il pense ; c'est elle que concerne l'avertissement du Sermon sur la Montagne : " Lorsque vous priez, ne multipliez pas les paroles comme font les païens qui s'imaginent devoir être exaucés à force de paroles." (Jn 6,7). 

    Lire la suite

  • Prier avec le P. Guardini : 27e jour

    Le langage de la prière

    Prier signifie avoir commerce avec Dieu ; or la parole est le commencement de toute relation : sa racine est le mouvement intérieur du cœur. Celui-ci peut ainsi s'exprimer par les jeux de physionomie, les gestes de la main, ou l'attitude du corps entier ; mais cela est encore un langage muet et, au fond, indéterminé. La parole seule lui permet de s'exprimer avec clarté et fermeté. L'homme se révèle et s'engage par la parole ; on peut donc dire, avec quelque raison, que prier, c'est parler à Dieu. 

    Lire la suite

  • Prier avec le P. Guardini : 26e jour

    La prière à Jésus-Christ

    Lorsque nous essayons de parler de cette prière, il semble que le plus naturel soit de commencer par celle qui s'adresse au Père. Mais ce serait une erreur; car on pourrait nous soupçonner de ne pas savoir qui est le Père dont il s'agit ici, car le Père est "mystère ". Il n'est pas seulement le Tout-Puissant, celui dont la Providence embrasse toutes choses, dont parlent les différentes religions.  

     

     

    Lire la suite

  • Prier avec le P. Guardini : 25e jour

    Notre langage s'adapte à l'interlocuteur qui est en face de nous ; nous parlons différemment à un enfant et à un adulte, à un homme dont l'esprit est éveillé et à un être obtus, à un homme respecté et à une personne que nous n'estimons pas. Chaque homme a sa manière d'être particulière, et parler réellement avec lui, c'est chercher à entrer en contact avec cette manière d'être. 

    Lire la suite

  • Prier avec le P. Guardini : 24e jour

    Jetons un regard en arrière. Nous avons dit que la réalité de Dieu surgit dans l'espace créé par le recueillement, qu'elle manifeste ses différents aspects et ensuite les différentes formes de la prière. 

    Lire la suite

  • Prier avec le P. Guardini : 23e jour

    Sitôt exaucé, la demande se mue en reconnaissance. Elle aussi, elle jaillit spontanément du cœur ; par elle l'homme répond aux dons de Dieu. Et il ne doit pas le faire seulement lorsque Dieu a exaucé une demande, mais en tout temps. C'est à chaque instant que le cœur de l'homme doit répondre à l'action providentielle du Dieu d'amour. Cette réponse de l'homme consiste surtout à reconnaître que tout ce qu'il est et tout ce qu'il possède vient de Dieu ; à l'admettre et à remercier.  

     

    Lire la suite

  • Prier avec le P. Guardini : 22e jour

    C'est devant ce Dieu aussi que nous devons porter ces grands intérêts de la communauté : les décisions de l'histoire, les besoins de la nation, les misères du temps. Chacun est responsable de l'ensemble du monde. La mesure de nos possibilités effectives et de nos activités est le plus souvent très petite ; mais par la prière chacun peut prendre dans son cœur tout l'ensemble et le porter là où est le maître suprême des destinées. Dieu ne force pas l'homme, car il l'a créé libre. Il ne le conduit que par le jeu de la liberté. Mais les portes de la liberté s'ouvrent en deux endroits : 

    Lire la suite

  • Prier avec le P. Guardini : 21e jour

    C'est à ce Dieu que s'adresse la prière de demande. Elle répond tellement bien à la nature de Dieu et à la vérité de l'homme, qu'elle jaillit spontanément dès l'abord. Quand un enfant est dans le besoin, il se tourne vers sa mère ; quand un homme se débat dans la difficulté, il cherche...

    Lire la suite

  • Prier avec le P. Guardini : 20e jour

    La nature de Dieu est inépuisable. A l'esprit contemplatif et à l'expérience religieuse vivante se révèlent toujours de nouveaux aspects auxquels le cœur de l'homme peut répondre ; ainsi parler de Dieu, c'est presque déjà parler de la prière. Cependant il nous est impossible d'épuiser le sujet dans cette "initiation" ; nous ne considérerons qu'une série d'attributs de Dieu : à savoir que Dieu est puissant et riche, prompt à donner son aide, généreux ; qu'il se soucie de l'homme, qu'il l'estime et qu'il l'aime. Vers cet aspect de la nature divine est orienté un des mouvements fondamentaux de la prière : la demande et l'action de grâce. 

    Lire la suite

  • Prier avec le P. Guardini : 19e jour

    La grandeur de Dieu trouve, avant tout, son expression dans les noms de Créateur et de Seigneur. Il est l'incréé qui a tout créé ; celui qui n'a pas de commencement et qui tient son existence de lui-même ; l'infini, l'immortel, l'éternel. Tout lui appartient, non seulement par force, mais en droit. Son droit de tout posséder et de tout diriger vient de ce qu'il se possède lui-même. Il est maître des choses parce qu'il est maître de sa divinité. devant lui l'homme s'incline dans l'adoration, tout entier et sans réserve, dans la liberté en même temps qu'avec dignité. 

    Mais la grandeur de Dieu suscite encore un autre mouvement de prière lorsque la beauté apparaît dans sa grandeur. La grandeur de Dieu n'a pas seulement, dans l'Ecriture, le caractère de la majesté, mais aussi celui de la splendeur qui est le signe du rayonnement de la vie divine. Devant cette splendeur le sérieux de l'adoration se change en la joie de la louange.

    Lire la suite