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40 jours

  • 40 jours sur le chemin de la prière : 15e jour

    Les deux mouvements fondamentaux de la prière. 

    Le premier mouvement naît de la conscience que l'homme prend, en face de la sainteté de Dieu, de son manque de valeur propre. Il s'aperçoit qu'il est égoïste, injuste, souillé, mauvais. Il sent et mesure son iniquité : dans certaines actions d'aujourd'hui, d'hier ou d'une époque quelconque de sa vie ; dans l'état où il se trouve, mais aussi, d'une façon générale, dans son existence, sa nature et son orientation ; dans le "péché", tel que le conçoit la révélation et tel qu'il est à l'oeuvre dans tout son être. L'homme reconnaît que le péché ne s'oppose pas seulement au Dieu vivant, qu'il n'est pas seulement immoral, mais qu'il est la négation de la sainteté. Il le voit et il l'avoue ; il donne raison à Dieu contre lui-même, comme le dit le psaume 50 : "Je ne reconnais que trop bien ma faute, et mon péché est toujours devant moi. C'est contre vous seul que j'ai péché ; ce qui Vous déplaît, je l'ai fait. (Je le reconnais) afin que votre jugement l'emporte..." (Ps 50,5-6).

     

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  • 40 jours sur le chemin de la prière : 14e jour

    La révélation dit beaucoup de choses sur Dieu. Mais parmi les vérités qu'elle exprime, il en est une qui détermine toutes les autres : Dieu est Saint. 

    Personne ne peut exprimer ce qu'est cette sainteté. Non pas qu'elle soit bien difficile à saisir, ou qu'elle pose des problèmes trop compliqués, mais c'est qu'elle est une donnée première, à proprement parler, c'est la donnée première. C'est le caractère fondamental de Dieu, la détermination de son essence. 

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  • 40 jours sur le chemin de la prière : 13e jour

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     C'est dans l'espace créé par le recueillement - nous venons d'en parler - que se manifeste la réalité du Dieu vivant. La prière doit s'efforcer en premier lieu à parvenir à cette réalité ; en second lieu, il lui faut demeurer en face de cette sainte présence et répondre à ses exigences. Nous venons de parler d'effort, et à dessein ; car la prière peut effectivement être cela. Il lui arrive de jaillir du cœur comme un langage vivant ; mais si l'on considère l'ensemble d'une vie humaine et la majorité des hommes, on constate que cette facilité reste exceptionnelle. Le plus souvent elle doit être soutenue par la volonté et par l'exercice ; et la difficulté de cet exercice tient pour une bonne part à ce que la réalité de Dieu n'est pas ressentie. Dans ce cas, celui qui prie a l'impression d'être dans le vide ; tout le reste lui paraît plus pressant, parce que plus tangible. Aussi ce qui importe, c'est de persévérer. Celui qui prétend que la prière ne lui apporte rien, ou qu'il ne s'y sent pas porté par un élan intérieur, ou qu'elle devient artificielle et que pour ces raisons il préfère s'en abstenir,  celui-là abandonne le service de la prière et perd ce qui en fait le sens ; car la persévérance aux heures de vide a un sens tout particulier, 

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  • 40 jours sur le chemin de la prière : 12e jour

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    Jusqu'ici il n'a été question que de l'exercice de la prière ; mais nous avons été amenés, tout naturellement, à parler aussi de sa discipline: de la discipline intérieure qui est faite d'un ensemble d'actes et d'attitudes spirituelles en dehors desquels l'exercice de la prière ne saurait avoir de sens. Mais il faut maintenant parler de la discipline extérieure ; de celle que le mot "discipline" évoque tout naturellement. Pour bien faire, il faut se résoudre à voir les choses dans les détails ; cela comporte évidemment le danger de la mesquinerie et de l'indiscrétion. Nous essayerons donc de garder le juste milieu; il appartiendra ensuite au lecteur de faire les adaptations qui conviendront à son cas personnel. 

     

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  • 40 jours sur le chemin de la prière : 11e jour

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    Dans le recueillement l'homme qui prie dit : " Dieu est ici, et moi aussi je suis ici." S'il cherche à réaliser effectivement cela, il comprendra une chose de très grande importance :

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  • 40 jours sur le chemin de la prière : 10e jour

    C'est devant Dieu aussi que s'éveille cette couche profonde qu'il a lui-même disposée dans l'homme et orientée vers lui pour lui répondre : l’instinct religieux. L'homme, en vivant, ne fait pas seulement des usages différents de ses facultés, mais sa vie prend sa source dans des couches  plus ou moins profondes de son être. 

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  • 40 jours sur le chemin de la prière : 9e jour

    " Le recueillement ouvre à la prière l'espace intérieur. En réalité, le mot n'est pas exact, car cet espace n'est ni intérieur, ni extérieur, il est "dans l'esprit". Non pas dans l'esprit au sens ordinaire du terme, là où sont les images de la pensée et les résolutions de la volonté, mais "dans le Saint-Esprit". Cet espace-là n'existe pas par lui même, à la manière de l'espace physique où se situent les objets, ni à la manière du champ de la conscience où se forment nos représentations, mais il se constitue lorsque nous sommes face à face avec Dieu. 

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  • 40 jours sur le chemin de la prière : 8e jour

    C'est par le recueillement que doit débuter la prière. Ce n'est pas chose facile . Nous ne nous apercevons à quel point nous en manquons qu'au moment où nous commençons à nous y efforcer. Nous essayons de nous calmer, et c'est alors que la véritable inquiétude commence ; comme il arrive le soir , lorsque nous nous préparons  au sommeil et qu'un souci ou un désir se met à nous obséder  bien plus que durant toute la journée.

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  • 40 jours sur le chemin de la prière : 7e jour

    Le recueillement n'est pas un acte isolé à côté d'autres actes ; c'est le seul état intérieur qui soit bon ; c'est ce qui rend l'homme capable de s'établir dans les rapports qui conviennent avec les hommes et les choses. On peut donc envisager le recueillement sous des angles très divers, et ce que nous en avons dit jusqu'ici ne fait que mettre en lumière quelques-uns de ces aspects.

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  • 40 jours sur le chemin de la prière : 6e jour

    [25] On peut aussi rappeler le sens étymologique du mot et dire qu'être "recueilli" signifie être ramassé sur soi-même. Un regard sur notre existence montre combien nous le sommes peu. Nous devrions avoir en nous un axe ferme qui serve de support à la diversité de notre vie, un centre d'où parte et où revienne toute activité ; une règle qui discrimine l'essentiel et le futile, le but et le moyen, et qui assigne sa place à chaque activité et à chaque expérience.

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  • 40 jours sur le chemin de la prière : 5e jour

    Recueillement signifie d'abord apaisement. D'ordinaire l'homme est tiraillé en tous sens par une multiplicité d'objets et excité par des contacts hostiles ou bienveillants ; il est tourmenté par le désir et la crainte, les soucis et les passions. Il s'efforce constamment à conquérir ou à se défendre, à acquérir ou à se défaire de quelque chose, à édifier ou à détruire. L'homme veut toujours quelque chose, et vouloir signifie être en mouvement  vers un but ou en défense contre un danger.

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  • 40 jours sur le chemin de la prière : 4e jour

    Il y a dans l'attitude de l'homme vis-à-vis des réalités religieuses une inquiétante contradiction. L'homme a besoin de Dieu ; il le sait, et il cherche celui qui l'a créé et dont la puissance le fait vivre ; et cependant il veut ignorer cette relation essentielle; il cherche à fuir Dieu ; il s'oppose à lui. Cette contradiction se manifeste aussi dans son attitude envers la prière. Aussitôt que l'homme reconnaît et accomplit le service sacré de la prière, il se sent dans le vrai, il est heureux, et malgré cela il esquive la prière chaque fois qu'il le peut. Il y a bien des raisons à cela ; avant tout celle qu'on ne perçoit pas Dieu, ou plus exactement qu'on ne le perçoit pas de la même manière que les choses et les hommes.

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  • 40 jours sur le chemin de la prière : 3e jour

    L'homme a besoin de la prière pour conserver la santé de l'âme. Or, il ne peut prier qu'en s'appuyant sur une foi vivante. Inversement - et ainsi se referme le cercle - sa foi ne reste vivante que s'il prie. Car la prière n'est pas une activité qu'on puisse exercer ou abandonner sans que la foi en soit touchée ; elle est l'expression la plus élémentaire de la foi, elle est un commerce [au sens de dialogue] avec Dieu, vers qui la foi est orientée. On peut traverser une période pendant laquelle la prière est paralysée ; à la longue toutefois, on ne peut croire sans prier - pas plus qu'on ne peut vivre sans respirer.

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  • 40 jours sur le chemin de la prière : 2e jour

    En général, l'homme n'aime pas prier. Il éprouve facilement à l'égard de la prière de l'ennui, de l'embarras, de la répugnance, et à proprement parler de l'hostilité. Tout le reste lui semble alors plus attirant et plus important. Il dit qu'il n'a pas le temps, que ceci ou cela est urgent, et pourtant, dès qu'il a abandonné la prière sous ce prétexte, il est capable de faire des choses les plus superflues.

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  • 40 jours sur le chemin de la prière : 1er jour

    On entend souvent dire que la prière authentique ne dépend ni d'un vouloir ni d'un ordre, mais qu'elle doit jaillir spontanément de l'intérieur de l'âme, comme le fleuve de sa source. Si ce n'est pas le cas, si le cœur ne s'y porte pas, on devrait s'en abstenir, sous peine de tomber dans l'inauthentique et l'artificiel.

     

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