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P.J Houyvet

  • Si quelqu'un a soif

    " Si quelqu'un a soif ", dit Jésus. Il ne dit pas, soif de ceci, de cela; encore moins soif de Dieu, mais simplement : si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi, quel que soit l'objet de cette soif. Pourquoi , qu'il vienne à moi ? Parce que c'est moi et moi seul qui suis capable de lui donner ce qui apaisera sa soif, c'est-à-dire ma Vie, la Vie éternelle...

    (...) les promesses de Jésus surpassent tous nos désirs. Ce que Jésus nous promet, ce n'est pas seulement de vivre d'une vie heureuse qui resterait humaine; ce qu'il nous promet, c'est de vivre d'une vie dont nous ne pouvons pas avoir l'idée, que nous ne pouvons pas imaginer.  Ce qu'il nous promet, c'est de nous faire entrer dans sa Vie à lui. (...)

    " Je veux que là où je suis, ils soient avec moi " (Jn 17,24)  (...)

    " Choses que l'oeil n'a pas vues, que l'oreille n'a pas entendues, qui n'auraient jamais pu monter d'elles-mêmes au coeur de l'homme " (1 Co 2,9) 

    (...)

    D'où le double péril qui guette sans cesse  ces hommes : en construisant le monde, ils vont oublier la cité à venir ; ils ne vont plus regarder que vers la terre. Ou bien, sous prétexte qu'ils sont dans l'attente de la cité à venir, ils vont s'évader, ils vont oublier de construire le monde. Ce déchirement intérieur fait le drame profond de la vie chrétienne dans le monde.

    Pierre-Jourdain Houyvet - Jésus, que ma joie demeure - Ed. Cerf, 1994

  • Le Vivant

    Par la foi, je ne rejoins pas seulement sur le témoignage des apôtres quelqu'un de bien réel sans doute, mais qui vécut très loin de moi, dans le passé. Par mon acte de foi je rejoins quelqu'un qui vit, qui à l'instant même entend les pauvres mots par lesquels j'essaie de vous mettre en contact avec lui, car c'est dans ce contact actuel avec le Christ que consiste la foi. Cet homme auprès de qui Marie-Madeleine, Thomas et tous les autres se sont prosternés, c'est quelqu'un qui ne meurt plus, c'est quelqu'un d'éternellement vivant. Le témoignage qu'ils lui ont rendu est sans doute loin derrière moi, mais ce Christ qu'ils ont vu, touché, sur qui ils ont compris tout à coup que la mort ne pouvait plus rien, c'est le Verbe de Vie. Il est là maintenant devant moi aussi réel, aussi vivant, aussi tendre qu'au matin de Pâques : " Marie ! - Rabbouni ! "

    Il m'appelle comme cela. Il vous appelle, chacun d'entre vous comme cela, en ce moment même, par votre petit nom.

    (...)

    " Ce que nous avons vu, entendu..." Mais qu'est-ce qu'ils ont vu ? Qu'est-ce qu'ils ont entendu ? Qu'est-ce qu'elle nous dit cette parole des apôtres ? Elle nous dit la réalité de Dieu. Non pas un rêve, non pas le produit d'une imagination surchauffée, non pas une chimère que nous nous serions créée pour trouver dans l'au-delà une compensation à nos misères d'ici-bas, mais quelqu'un. Quelqu'un que nos premiers frères dans la foi ont touché dans son corps glorifié et dont ils nous crient, par-dessus les siècles, la réalité désormais immortelle. Quelqu'un d'aussi réel aujourd'hui pour moi, qu'il le fut hier pour eux.

    Pierre-Jourdain Houyvet - Jésus, que ma joie demeure - Cerf, 1994

  • Les fondements

    Pourquoi est-ce que nous croyons ?

    Parce qu'on nous a élevé comme cela ?

    Parce que cela aide à supporter la vie, la souffrance ?

    Et si moi je n'ai pas été élevé comme cela ?

    Et si moi je n'ai pas besoin de cela pour supporter la vie, pourquoi est-ce que je crois ?

    Je crois parce qu' il y a eu, dans l'histoire de l'humanité, ce matin de Pâques où une femme, des femmes, des hommes, ont reconnu, ont constaté vivant ce Maître que, la veille, ils avaient vu mort.

    Je crois parce qu'il y a eu le cri de ces premiers témoins. Parce que Marie a crié cela. Parce que Thomas a crié cela. Parce que Pierre et Paul, et Jean et tous les autres, chacun à leur manière, au Cénacle, sur les routes, au bord  du lac, parce que tous ont crié cela : «C'est le Seigneur ! C'est le Seigneur ! » (Jn 21, 7).

    La réalité de ma foi, elle est là d'abord, dans le témoignage irrécusable de ces premiers témoins.

    À eux Dieu s'est montré.

    A eux Dieu a parlé : « Ce que nous avons  entendu, vu, touché du Verbe de Vie. »

    À eux a été confiée cette mission de dire aux autres hommes cette parole qu'ils avaient entendue, ces choses qu'ils avaient vues, touchées, contemplées.

    Lorsque nous souffrons, dans notre foi ;

    lorsque nous nous demandons si nous croyons encore et pourquoi nous croyons, c'est à la réalité de ces premiers témoignages apostoliques que nous devons revenir.


    P.J Houyvet - « Jésus, que ma joie demeure » Ed. du Cerf, 1994