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  • Psaume 26

    Introduction au psaume :

    Ne me dérobe pas ton visage !

    Voir Dieu ! C'est le cri profond de tous les Psaumes. Toutes ces prières qui viennent de Dieu cherchent à nous retourner et ramener vers Lui. Elles respirent toutes, dans leur profondeur, le besoin de Dieu et quelquefois plus formellement et plus audacieusement le désir passionné de le voir.

    Le voir, c'est demeurer en lui. 

    Le voir, c'est aussi être enveloppé dans le rayonnement apaisant de son visage, sentir sur soi la force rassurante de son regard, terrible à ses ennemis et aux ennemis des siens, si doux à ceux qui l'aiment. 

    Peu de psaumes expriment avec plus de vigueur cette assurance dont on trouve l'écho extraordinairement puissant au chapitre 8 de la Lettre aux Romains : " Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? ... Qui nous arrachera à l'amour du Christ ? " (Rom. 8,31.35)

     

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  • Une initiation à la vie spirituelle (1)

     La rencontre de Dieu.   

    La volonté de connaître Dieu, non plus par l'intermédiaire de livres ou de discours, mais par soi-même, voilà ce qui est au point de départ de toute vie spirituelle. Un désir nous brûle d'atteindre directement, de voir, de toucher, de sentir celui qui est venu parmi nous et dont le souvenir nous a été conservé. Il doit se présenter à nos yeux comme quelqu'un de vivant et d'agissant, de telle sorte que la certitude de son existence ne s'appuie plus sur les preuves et les commentaires, mais sur l'expérience d'une rencontre, qui se suffise à elle-même et qui n'ait plus besoin pour être reconnue et acceptée d'un garant extérieur à elle. 

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  • Le massacre des enfants de Bethléem

    [Mt 2,16-18]

    C'est alors qu'Hérode, s'apercevant qu'il avait été joué par les mages, fut pris d'une grande fureur. Aussi il envoya tuer tous les enfants qu'il y avait à Bethléem et dans tout le canton de Bethléem, depuis le petit de deux ans et au-dessous, d'après la date dont il s'était enquis minutieusement auprès des mages. Alors s'accomplit l'oracle qui avait été prononcé par ces mots du prophète Jérémie :

             Une voix a été entendue dans Rama

    lamentation, et gémissement qui n'en finit plus.

             C'est Rachel pleurant ses enfants.

             Et elle ne veut pas être consolée,

             parce qu'ils ne sont plus. 

       Hérode ne chôme pas, et les effets de sa colère ne se font pas attendre. Il est furieux d'avoir été joué par les Orientaux ; littéralement : d'avoir été traité par eux comme un enfant. Lui qui se sent vieillir, et qui bientôt se sentira mourir, peut-être voit-il, dans cette affaire qui doit lui paraître étrange, une chose de mauvaise augure.

     

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  • Psaume 25

    Introduction au psaume : 

    J'aime la maison où Tu demeures

    " Priez pour nous. Certes, nous avons conviction d'avoir bonne conscience, étant bien résolus à nous conduire en tout comme il se doit. Cependant, je vous le demande avec insistance : (priez pour nous )..." (Hébreux 13,18-19)

    Ailleurs, saint Paul déclare : " Ma conscience ne me reproche rien ; je n'en suis pas justifié pour autant : mon juge, c'est le Seigneur " (1 Cor 4,4)

    Il est bon de relire ces textes avant de faire cette prière du psaume 25.  (...) C'est une prière de bonne volonté. Et de cela nous avons conscience. Et cela, nous pouvons l'exprimer à Dieu simplement. Il faut même le faire, car cette bonne volonté en nous est son oeuvre. 

    Il est bon que nous l'affirmions, à une double condition : que nous y voyions un don de sa grâce et que nous sachions bien que tout orgueil ou suffisance nous en priverait. Nous disons à Dieu ce que nous voyons en nous. Nous savons que c'est son ouvrage. Nous lui demandons de nous le garder, et d'abord contre nous-mêmes. 

    Et puis, il y a dans l'Eglise, au ciel et sur la terre, d'autres âmes qui disent cela mieux que nous, plus légitimement que nous. En redisant ces mots, c'est leur prière que dans le Christ nous portons pour notre part vers lui " à la louange de sa gloire ", car les Saints sont nos frères et ce sont ses enfants : 

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  • Prier avec le P. Guardini : 33e jour

       La Providence et la prière

       A l'époque du Nouveau Testament, le sentiment chrétien de l'existence était déterminé entièrement par la foi en la Providence. Aujourd'hui, c'est encore le cas chez les gens simples ; pour ceux-là, surtout qui, comme le paysan, sont à la merci de forces sur lesquelles ils n'ont aucune influence. Mais à part cela, cette foi en la Providence ne représente généralement plus une grande force dans la vie chrétienne. Les causes en sont nombreuses, et nous ne pouvons les examiner ici  ; ce qui est certain, c'est qu'il faut lui rendre plus d'efficacité, si nous voulons prétendre à une existence vraiment chrétienne. Et on ne peut pas omettre d'envisager la question sous l'angle de la prière. 

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  • Psaume 24

    Introduction au psaume :

    Vers Toi, Seigneur, j'élève mon âme

    Ce chant est comme une respiration d'âme. 

    Il n' y faut pas chercher une suite ordonnée d'idées s'acheminant par des voies logiques vers un but. Ce but est acquis dès le départ : l'âme s'élève vers le Seigneur d'un premier coup d'aile. Elle ne le quittera plus : 

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  • La fuite en Egypte

     

    [Mt 2,13-15] A peine les mages se sont-ils retirés que l'ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit : 

       " Lève-toi, prends l'Enfant et sa mère, et fuis en Egypte, où tu resteras jusqu'à ce que je te dise autre chose ; car Hérode va rechercher le petit enfant pour le faire périr."

    Joseph se leva. La nuit même il prit l'enfant et sa mère, et il se retira en Egypte. C'est là qu'il demeurait jusqu'à la mort d'Hérode, afin que s'accomplit l'oracle que le Seigneur avait prononcé par ces mots du prophète : C'est de l'Egypte que j'ai appelé mon Fils. 

       Ainsi, pendant que les mages se replient subrepticement vers l'Orient, Joseph et Marie avec l'Enfant s'enfuient en Egypte [...] où vit une Diaspora déjà nombreuse, de vrais Israélites, de véritables communautés. Les mages vont en retrouver en rentrant dans leur propre pays. Joseph ne peut manquer d'en rencontrer du côté de l'Egypte. 

     

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  • L'hommage de l'Orient

    Lors donc que Jésus fut né à Bethléem de Judée, aux jours du roi Hérode, voici que des mages partis de l'Orient se présentèrent à Jérusalem.

    Ils demandèrent :

       - Où est-ce roi des Juifs qui vient de naître ? Car nous avons vu son astre en Orient, et nous sommes venus lui rendre hommage. 

    Lorsque le roi Hérode eut appris cela, il fut troublé. Tout Jérusalem le fut avec lui. Aussi convoqua t-il tous les chefs des prêtres et les scribes du peuple. Il s'informait auprès d'eux où le Christ devait naître.

    Eux lui dirent :

       - A Bethléem de Judée. Car voici ce qui se trouve écrit par l'organe du prophète : 

             Et toi, Bethléem, terre de Juda,

       Tu n'es certes pas la plus petite parmi les chefs de Juda,

             car de toi sortira un chef,

             celui qui doit paître Israël mon peuple. 

    Alors Hérode, en secret, fit appeler les mages et s'enquit très exactement auprès d'eux du temps où l'astre avait paru. Puis il les mit sur le chemin de Bethléem, en disant : 

       - Allez, prenez des informations exactes sur cet enfant ; et, dès que vous l'aurez trouvé, faites-le moi savoir, afin que j'aille, moi aussi, lui rendre hommage. 

    Eux autres, sur ces paroles du roi, se mirent en route. Et voici que l'astre qu'ils avaient vu du côté du levant était devant eux et les guidait : ce fut ainsi, jusqu'à ce qu'il vînt s'arrêter au-dessus de l'endroit où était l'enfant. Dès qu'ils aperçurent l'astre, ils furent très fortement saisis  d'une grande joie. Puis, quand ils furent arrivés à la maison, ils virent le petit enfant avec Marie, sa mère. Alors ils tombèrent à genoux et se prosternèrent pour lui rendre hommage. Puis ils ouvrirent leurs coffrets pour lui offrir en présents de l'or, de l'encens et de la myrrhe. Enfin, ayant été instruits en songe de ne pas revenir auprès d'Hérode, ils reprirent par une autre route la direction de leur pays.  [Évangile selon st Matthieu 2,1-12]

    Par ce premier fragment du récit, il apparaît déjà que le point de vue de Matthieu est tout autre que celui de Luc. Bethléem est à l'honneur. Les choses sont racontées comme si elles étaient tirées des annales de la cité. Il est spécifié deux fois [Mt 2,1.6] qu'il s'agit de Bethléem en plein pays de Juda, pour éviter toute confusion avec une autre ville du même nom, localité obscure. 

     

        

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  • Psaume 23

    Introduction au psaume :

    Le Roi de gloire va entrer

    La liturgie du jour des Rameaux nous a rendu familier ce court et noble dialogue, dont l'Eglise se sert pour évoquer et chanter l'entrée dans la Cité Sainte du Christ-Roi et de son cortège triomphal, dans le bruissement des palmes, dans l'éclat des chants de joie : " Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur, le Roi d'Israël ! " (Luc 19, 38)

    Que nous sommes indignes de nous glisser par cette porte que passe le Seigneur ! Comme il nous faut un cœur pur pour accéder au trône du Dieu souverain, créateur du ciel et de la terre ! Comme il nous faut pour cela des mains innocentes : 

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  • Présentation au Temple

    De nouvelles manifestations d'en Haut vont en effet se produire autour de l'Enfant. C'est comme une deuxième révélation, aussi biblique que la première  ; mais elle revêt une autre forme. Nous avons vu les bergers du désert comme un retour des patriarches ; nous allons voir dans les vieillards du Temple comme un réveil des prophètes. Les différents âges de l'ancien temps viennent refleurir aux premiers rayons du Christ-Seigneur. Notons-le également, cet accompagnement plus ou moins surnaturel demeure extérieur au mystère, à la réalité duquel il n'ajoute absolument rien. Au milieu de tout cela, le Fils de Dieu s'engage tranquillement dans son Incarnation. Il est un petit homme, en apparence comme tous les autres. Rien n'est fait pour alléger ni pour modifier sa condition. Il est le nourrisson emmailloté et allaité ainsi qu'ils le sont tous. Comme c'est un garçon, ses parents doivent soigneusement compter ses jours, car, au bout des huit premiers, il faut le faire circoncire pour l'incorporer à son peuple, et, au bout des quarante, le porter à la Ville sainte pour l'offrir à Yahvé selon qu'il est écrit dans la Loi.

    Écoutons donc là-dessus la continuation du récit de Luc. Saisissons bien l’enchaînement. 

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  • Psaume 22

    Introduction au psaume :

    J'ai le Seigneur pour berger

    L'image très douce, et familière aux anciens plus qu'à nous, l'image reprise avec insistance par le Seigneur dans l'Evangile (Jean 10) évoque à la fois le chemin de la vie, avec ses dangers constants, les passages étroits et sombres où l'on peut tout appréhender ; la faiblesse et l'impuissance qui sont les nôtres et que figure le doux animal craintif et menacé ; la sécurité enfin assurée par le berger qui tient en main la houlette pour guider sans violence et le bâton pour écarter l'ennemi, qui sait les riches pâturages et les eaux rafraîchissantes. 

    On ne peut plus réciter ce psaume sans donner au divin Berger le nom qu'il a voulu prendre pour marcher devant nous, et sans nous rappeler qu'il nous connaît et nous appelle chacun par notre propre nom (cf. Jn 10,3)

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  • La visite des bergers

    Matthieu est le seul à relater la visite des mages. D'après lui, le Christ naissant n'est adoré que par des gens venus de l'étranger. Qui plus est, l'Enfant est si menacé dans sa propre patrie que ses parents sont contraints de fuir avec lui à l'étranger. Ce tableau est dur pour Israël. Luc remet les choses au point. Il montre que le Messie a rencontré dans son peuple ses premiers adorateurs. Nous avons, dans l'Evangile de Luc, toute une galerie de bons Israélites qui ont eu la faveur d'être les premiers témoins du mystère. 

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  • La nativité de Jésus

       Voici ce qui arriva dans ces jours-là. Il parut un décret qui  émanait de César Auguste, et prescrivait de recenser toute la terre. Ce recensement fut le premier du genre : il se rattache au temps où Quirinius exerça le gouvernement de la Syrie. Tous les gens allaient alors se faire inscrire, chacun dans sa ville. C'est ce que fit, lui aussi, Joseph. Il monta de Galilée en Judée. Il quitta la ville de Nazareth pour se rendre à la ville de David qui s'appelle Bethléem. La raison, c'est qu'il était de la maison et de la famille de David. Il avait à se faire inscrire avec Marie. Elle était sa fiancée. Il se trouvait qu'elle était enceinte.

       Voici ce qui arriva comme ils étaient là. Le temps où elle devait enfanter fut à son terme. Aussi elle enfanta un fils à elle, son premier-né. Et même elle l'emmaillota, puis elle le coucha dans une crèche, pour la raison qu'il n'y avait pas de place à leur gré dans l'hôtellerie."  (Lc 2,1-7)

    Luc veut peut-être compléter Matthieu. En tout cas, il fait, pour la première venue de Jésus en ce monde, ce qu'il fait pour l'entrée dans la vie publique (cf. Lc 3,1-2). Si humble que soit cette venue, elle se place dans le cadre des événements du temps.   

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  • Prier avec le P. Guardini : 32e jour

    La Providence dans notre vie chrétienne. 

     Il y a dans la prédication de Jésus un enseignement qui embrasse la totalité de l'existence et qui s'applique en même temps à l'individu : c'est le message de la Providence. Selon ce message, tout ce qui est dans le monde, tout ce qui s'y passe, est dirigé par l'amour, la sagesse et la puissance du Père, pour le salut de l'homme croyant. 

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  • Litanies du Saint Nom de Jésus

    Seigneur, ayez pitié de nous ! Kyrie, eleison !
    Ô Christ, ayez pitié de nous ! Christe, eleison !
    Seigneur, ayez pitié de nous ! Kyrie, eleison !

    Jésus, écoutez-nous. Jésus, exaucez-nous.
    Jésus, exaucez-nous. Jésus, exaucez-nous.

    Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

    Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
    Esprit-Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
    Sainte Trinité, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

    Jésus, Fils du Dieu vivant, ayez pitié de nous.
    Jésus, splendeur du Père, ayez pitié de nous.
    Jésus, splendeur de la lumière éternelle, ayez pitié de nous.
    Jésus, roi de gloire, ayez pitié de nous.
    Jésus, soleil de justice, ayez pitié de nous.
    Jésus, Fils de la Vierge Marie, ayez pitié de nous.
    Jésus, aimable, ayez pitié de nous.
    Jésus, admirable, ayez pitié de nous.
    Jésus, Dieu fort, ayez pitié de nous.
    Jésus, Père des siècles à venir, ayez pitié de nous.
    Jésus, Ange du grand conseil, ayez pitié de nous.
    Jésus, très puissant, ayez pitié de nous.

    Jésus, très patient, ayez pitié de nous.
    Jésus, très obéissant, ayez pitié de nous.
    Jésus, doux et humble de cœur, ayez pitié de nous.
    Jésus, qui aimez la chasteté, ayez pitié de nous.
    Jésus, qui nous aimez, ayez pitié de nous.
    Jésus, Dieu de paix, ayez pitié de nous.
    Jésus, auteur de la vie, ayez pitié de nous.
    Jésus, modèle des vertus, ayez pitié de nous.
    Jésus, zélateur des âmes, ayez pitié de nous.
    Jésus, notre Dieu, ayez pitié de nous.
    Jésus, notre refuge, ayez pitié de nous.
    Jésus, Père des pauvres, ayez pitié de nous.
    Jésus, trésor des fidèles, ayez pitié de nous.
    Jésus, bon pasteur, ayez pitié de nous.
    Jésus, vraie lumière, ayez pitié de nous.
    Jésus, sagesse éternelle, ayez pitié de nous.
    Jésus, bonté infinie, ayez pitié de nous.
    Jésus, notre voie et notre vie, ayez pitié de nous.
    Jésus, joie des Anges, ayez pitié de nous.
    Jésus, Roi des Patriarches, ayez pitié de nous.
    Jésus, Maître des Apôtres, ayez pitié de nous.

    Jésus, Docteur des Évangélistes, ayez pitié de nous.
    Jésus, force des Martyrs, ayez pitié de nous.
    Jésus, lumière des Confesseurs, ayez pitié de nous.
    Jésus, pureté des Vierges, ayez pitié de nous.
    Jésus, couronne de tous les saints, ayez pitié de nous.

    Soyez-nous propices, pardonnez-nous, Jésus.
    Soyez-nous propices, excaucez-nous, Jésus.

    De tout mal, délivrez-nous, Jésus.
    De tout péché, délivrez-nous, Jésus.
    De votre colère, délivrez-nous, Jésus.
    Des embûches du démon, délivrez-nous, Jésus.
    De l'esprit de fornication, délivrez-nous, Jésus.
    De la mort éternelle, délivrez-nous, Jésus.
    Du mépris de vos inspirations, délivrez-nous, Jésus.
    Par le mystère de votre sainte Incarnation, délivrez-nous, Jésus.
    Par votre Nativité, délivrez-nous, Jésus.
    Par votre Enfance, délivrez-nous,délivrez-nous, Jésus.
    Par votre vie toute divine, délivrez-nous, Jésus.
    Par vos travaux, délivrez-nous, Jésus.
    Par votre Agonie et votre Passion, délivrez-nous, Jésus.
    Par votre Croix et votre abandonnement, délivrez-nous, Jésus.
    Par vos langueurs, délivrez-nous, Jésus.
    Par votre mort et votre sépulture, délivrez-nous, Jésus.
    Par votre Résurrection, délivrez-nous, Jésus.
    Par votre Ascension, délivrez-nous, Jésus.
    Par l'institution de la sainte Eucharistie, délivrez-nous, Jésus.
    Par vos joies, délivrez-nous, Jésus.
    Par votre gloire, délivrez-nous, Jésus.

    Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde,
    pardonnez-nous, Jésus.
    Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde,
    pardonnez-nous, Jésus.
    Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde,
    pardonnez-nous, Jésus.

    Jésus, écoutez-nous.
    Jésus, écoutez-nous.
    Jésus, exaucez-nous.
    Jésus, exaucez-nous.

    Prions 

    Seigneur Jésus-Christ qui avez dit : Demandez et vous recevrez, cherchez et vous trouverez, frappez et l'on vous ouvrira : donnez-nous, nous vous en supplions, un tel attrait de votre amour tout divin, que nous vous aimions de tout cœur, de bouche et d'action, et que nous ne cessions jamais de vous louer. Faites, Seigneur, que nous ayons continuellement la crainte en même temps que l'amour de votre Saint Nom, puisque vous ne manquez jamais de gouverner ceux que vous établissez dans la force de votre amour. Vous qui, étant Dieu, vivez et régnez, avec la Père, dans l'unité du Saint-Esprit, pour les siècles des siècles.

  • 03. Le cadre politique et religieux

    Écoutons Luc dater et situer ce commencement de l'évangile de Jésus-Christ : 

     Ce fut dans la quinzième année du règne de Tibère César, quand Ponce Pilate avait le gouvernement de la Judée et qu'Hérode avait la tétrarchie de la Galilée, tandis que Philippe son frère avait la tétrarchie de l'Iturée et du pays Trachonitide, et Lysanias la tétrarchie de l'Abilène,

       ce fut sous le grand prêtre Anne et Caïphe, que la parole de Dieu tomba sur Jean, le fils de Zacharie, dans le désert, et qu'il s'en vint, dans toute la périphérie du Jourdain, prêcher un baptême de pénitence en vue de la rémission des péchés. [Luc 3,1-3]

     

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  • Psaume 21

    Introduction au psaume :

    Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’abandonner ? 

    Le Seigneur sur sa croix a entonné ce psaume (cf. Math 27,46). Au paroxysme de sa souffrance, au sommet de son oeuvre rédemptrice, ce sont ces mots-là qui, montant de la mémoire de son âme, ont porté sa souffrance, son amour, notre salut : 

     

     

     

     

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  • Prier avec le P. Guardini : 31e jour

       L'oraison mystique. Pour terminer, nous abordons un sujet qui ne relève plus d'une initiation à la prière ; mais son importance est telle, qu'il faut au moins l'effleurer. 

       Il arrivera peut-être à celui qui a fait oraison de faire une expérience étrange. Longtemps sa réflexion, nourrie par les pensées de la foi, aura cherché Dieu ; soudain Dieu lui-même est là. 

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  • Psaume 20

    Introduction au psaume :

    Tu feras d'eux un brasier

    C'est le psaume jumeau du psaume 19. L'atmosphère de combat qui l'anime en fait le mouvement et la beauté.

    Il faut s'y abandonner franchement. Rien peut-être ne peut mieux nous y engager que le souvenir de cette joie extatique de Jésus quand ses apôtres lui reviennent "tout joyeux, lui disant : Seigneur les démons mêmes nous sont soumis en ton nom" (Luc 10,17). 

    " Je voyais Satan, s'écrie le Seigneur, tomber du ciel comme la foudre... Je vous ai donné le pouvoir de fouler aux pieds... toute puissance de l'ennemi " (Luc 10, 18-19). 

    Cette joie du Christ triomphant dans les siens, comment refuser de nous y unir ? Comment ne pas accepter de livrer notre cœur à cet élan de victoire, en union avec tous ceux qui, dans les siècles, menèrent et gagnèrent les grands combats de Dieu, avec ceux qui, aujourd'hui, les poursuivent ? 

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  • Illuminer la monotonie de nos jours

    " Durant ce mois de janvier où Père Jérôme mourut, nous lisions, au réfectoire, la vie de saint Séraphim de Sarov, du Père Lassus, dominicain [voir note].

    Plusieurs frères dirent : " C'est comme Père Jérôme..."

    La réponse est celle-ci : oui et non !

    Le starets Séraphim, c'est un saint selon le génie russe, slave. Il avait des visions, des locutions intérieures, il lisait dans les cœurs ; il était visité, consulté, considéré, connu. Rien de cela chez Père Jérôme, c'est une sainteté tout en nuances et en effacement, selon le génie de notre vocation cistercienne proprement occidentale. Père Jérôme parlait peu, se livrait moins encore ; le cercle de ses proches était volontairement restreint : sa communauté, ses fils spirituels, ses élèves, sa famille, sa nièce Anne, quelques amis, des religieuses et des prêtres. 

    A tous, il ne parlait que de ce qu'il vivait : Jésus-Christ.

    Il ne disait que Jésus-Christ. C'est-à-dire la prière, la lecture des livres saints; la charité fraternelle la plus immédiate, la plus silencieuse et la plus discrète, donc la plus efficace.  

    Mais surtout la prière. La prière à haute dose, devant le Saint-Sacrement, qui a été toute sa vie. Il a vécu cela avec infiniment d'intelligence et de souplesse dans la monotonie des jours qu'il n'a jamais voulu casser, car il savait trop bien que cette monotonie n'est pas un obstacle à la vie spirituelle mais qu'elle est, bien au contraire, le ressort caché de la rencontre authentique avec Dieu.

    Cette route interminable, plate et longue, de la vie chrétienne la plus exigeante avec ses épreuves variées - et elles ne lui ont pas manqué -, il l'a vécue durant presque soixante ans  et il y a trouvé le bonheur et la joie. Il en a si bien puisé qu'il a su en trouver pour lui-même et en donner à ceux qui venaient à lui, tant qu'ils en ont maintenant en surabondance...

    Il y a aujourd'hui parmi les chrétiens une pénurie de Pères spirituels. On préfère recourir au psychologue, au psychiatre ou aux groupes d'échanges. C'est pourtant d'un Père spirituel que les moines ont le plus besoin. Non seulement les moines, mais tout homme qui veut vivre vraiment. Hélas ! il ne faut pas croire que ceux qui se présentent à la porte des monastères (ou d'autres communautés) trouveront immédiatement, et en grand nombre, des hommes capables de les conseiller et de les guider. Il ne suffit pas de passer pour un spirituel patenté pour l'être; tout au contraire, l'une des caractéristiques les plus sûres, la garantie d'un Père spirituel authentique, c'est d'être enfoui au cœur même du milieu dans lequel il vit : papillon qui se confond avec la feuille ou l'écorce sur laquelle il est posé et que seul l’œil averti distingue (...) 

    Cette vie d'intimité avec le Christ n'est pas l'exclusif des moines dans le monastère, elle est offerte par Dieu à tous les baptisés. Certes, le moine  y est invité par un appel radical, mais chaque chrétien, avec l'eau de son baptême, reçoit une invitation analogue :

    Ne rien préférer à Jésus

    Suivre inconditionnellement Jésus

    Se lier étroitement à Lui.

    Si aujourd'hui, hommes et femmes - sous la conduite d'un Père spirituel, à cause  des embûches du chemin - osaient retrouver cette route terrible et facile, facile et terrible, du même coup, ils retrouveraient la paix du cœur et le bonheur.

    "Votre cœur se réjouira et votre joie, nul ne vous l'ôtera" Jean 16,22

     

    Père Nicolas, moine de Sept-Fons, disciple du Père Jérôme dans

    Père Jérôme, Écrits monastiques, Editions du Sarment, 2002 

     

    note : "Le staretz Séraphim de Sarov (joie et lumière) " par le père Louis-Albert Lassus - Editions F.X de Guibert (O.E.I.L)