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Psautier du Cal Garonne - Page 3

  • Psaume 55

    Introduction au psaume :

    En Dieu je me fie, je n'ai pas peur.

     

    " En Dieu, dont j'ai la promesse,

    En Dieu je me fie, je n'ai pas peur :

    Que peut contre moi un mortel ? "

    A deux reprises, le refrain vient débarrasser l'âme de tout ce qui l'accable, et balayer les craintes ou les plaintes qui lèvent sous le coup de la persécution, des épreuves. 

    Le mal a beau s'appesantir sur cette vie :

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  • Psaume 54

    Introduction au psaume :

    Toi, mon ami !

    Jésus a laissé voir à quel point lui avait été cruelle la blessure faite par l'un des siens qui le trahit, " celui qui mettait la main au plat avec lui ", l'un de ceux qui " l'avaient accompagné depuis le commencement " (Ac 1,21).

    Tout cela, tout cet amour et toute cette douleur, est contenu dans le simple mot dont Jésus accueille Judas au jardin des Oliviers : " Toi, mon ami, pour faire cela ! (Mt 26,50).

    A quoi fait écho non seulement le tragique destin du traître, mais le mot terrible du Seigneur rapporté dans l'évangile de Marc  : " Mieux vaudrait pour cet homme n'être pas né " (Mc 14,21). 

    Ce psaume est celui de la trahison des amis, celle que Paul a connue (2 Cor 11,26), celle qui éprouve toujours si profondément. Elle engendre les plus terribles détresses.

    Elle fait voir le monde comme un chaos : 

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  • Psaume 53

    Introduction au psaume :

    Le Seigneur est l'allié de mon âme.

    Nous avons besoin de pouvoir disposer en grand nombre de telles prières, simples, monotones peut-être, mais comme la vie, comme les épreuves dont la vie est semée. 

    Le cœur a besoin de s'exprimer. Le mal resserre. On se replie et peu à peu le mal empire, l'inflammation arrive.  Et il faut que le cœur s'exprime dans le sens de Dieu par une prière, par une prière dont Dieu autant que possible ait orienté lui-même le cours. 

    Lorsque ces mots ont servi à porter une épreuve et à la surmonter, on commence à les aimer, ils commencent à faire corps avec nous. 

    Il faut qu'ils soient facilement à portée, qu'ils ouvrent aussitôt au mal de l'âme une issue vers Dieu. 

    D'autant plus qu'on découvre peu à peu à ces mots une beauté secrète d'abord inaperçue : ces orgueilleux qui " se soucient peu de Dieu  " ; Dieu qui se fait " l'allié de notre âme " dans son combat…

    Oui, vraiment, malgré leur simplicité, ce sont là des paroles de salut : 

     

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  • Psaume 52

    Introduction au psaume :

    "Il n'y a pas de Dieu !"

    Cette dénégation brutale résonne comme un coup de massue asséné sur les derniers fondements de l'édifice d'une vie. 

    C'est, en effet, au plus profond d'une vie que la foi en Dieu est fixée, comme la pierre d'assise où toutes les autres pierres, finalement, viennent chercher appui. C'est l'équilibre total qui se trouve menacé quand cette pierre fondamentale est ébranlée. 

    Et cependant le monde va de telle sorte que l'athée y trouve une sorte de complicité. C'est la foi, la foi seule qui permet de faire face lorsque tout le cours des événements semble donner raison à l'impie, lorsque le fidèle éprouve avec une sorte de terreur qu'il est seul : 

     

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  • Psaume 51

    Introduction au psaume :

    Pourquoi te glorifier ?

    La présentation littéraire du psaume, les lois d'un contraste saisissant opposent ici comme souvent un homme pervers, dont on dessine et noircit l'image, à u homme de bien, pourvu par contre de toutes les qualités capables de l'embellir. 

    On ne doit pas se laisser prendre au procédé. 

    Il s'agit plutôt en réalité de deux directions de vie que de deux personnages déterminés. La leçon déborde tout cas individuel. Elle veut opposer deux orientations d'âme dont chacun porte en sa propre vie, en le dominant plus ou moins, le sourd conflit. 

    D'un côté, le mensonge et la fourberie qui peuvent si vite devenir une loi d'existence, quand on a eu le malheur d'en éprouver les avantages ; de l'autre, la droiture d'âme, qui risque si souvent de passer pour une duperie et de décourager les bonnes volontés. 

    Il faut choisir entre les deux routes, l'une large (Mt 7,13) où s'étale l'apparent succès : 

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  • Psaume 50

    Introduction au psaume :

    Un cœur brisé…

    Le Miserere a porté depuis des siècles et des siècles, il a purifié, acheminé vers Dieu les misères spirituelles de l'humanité.

    Il risque de s'être usé. Il faut en redécouvrir toute l'admirable et pure beauté. Il faut se laisser emporter dans ce mouvement puissant et sûr qui roule comme une marée pécheresse et, à chaque vague, fait jaillir, sous le soleil de la grâce, la brillante étincelle d'une âme qui rencontre la vérité et la bonté de Dieu. 

    Chaque verset contient en effet une lumière. On a comparé ce psaume à un joyau : chaque verset en est une facette éclatante. Il importe de dire cette prière de bout en bout, car elle est animée d'une vie qu'il ne faut pas tuer ; mais il faut au passage profiter de la pure et nouvelle lueur qui nous arrive à chaque moment : que Dieu peut effacer et réduire à néant n'importe quelle misère, nous restituer la virginité de notre âme, nous recréer ; que c'est bien contre lui, contre lui seul que nous avons péché, car toute offense au bien, finalement c'est lui qu'elle atteint ; mais surtout que Dieu, en définitive, n'attend de notre part, pour déployer sa générosité, que l'offrande sincère d'un cœur brisé par le repentir.

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  • Psaume 49

    Introduction au psaume :

    Dieu va juger.

    "Lorsque le Fils de l'homme viendra dans sa gloire, accompagné de tous les anges, il prendra place sur son trône de gloire… " (Mt 25,31)

    On reconnaît le solennel exorde du Jugement dernier en saint Matthieu ; c'est le même événement que déroule ce psaume en son début :

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  • Psaume 48

    Introduction au psaume :

    Un homme ne se rachète pas.

    Le mystère du monde est grand, il est lourd.

    Mais un fait est là, contre lequel ne peuvent rien les prétentions des hommes et leurs fanfaronnades : la mort, cette mort dont l'ombre plane sur toute existence, même la plus favorisée, et qui réduit durement l'humanité à sa " servitude " (He 2,15).

    Devant la mort se réalise une égalité totale : la richesse et la puissance cèdent à sa loi. Elle résoud les injustices apparentes. Elle contraint tous ceux qui se flattent de leur avoir et de leur sagesse à se sentir  les égaux du pauvre ou du sot dans ce nivellement final. Aucune richesse, aucune habileté ne permettent d'échapper à l'implacable échéance : " Nous sommes entrés en ce monde sans y rien apporter, et nous ne pourrons pas en emporter davantage " ( 1 Tm 6,7) 

    " Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il vient à perdre son âme ? Ou bien que donnera l'homme en échange de son âme ? " (Mt 16,26)

    Tout ce psaume n'est qu'un commentaire à cette pensée qui doit nous être familière. Il commence gravement, car l'énigme est scandaleuse, en effet, de ces hommes qui semblent imperturbablement heureux malgré leur indignité :

     

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  • Psaume 47

    Introduction au psaume :

    Joie sur le mont Sion.

    "Le Christ a aimé l'Eglise. Il s'est livré pour elle afin de la sanctifier  en la purifiant… Ainsi entendait-il se la présenter...toute glorieuse, sans tache ni ride, ni rien de tel, mais sainte et immaculée " (Eph 5, 25-27).

    Le regard du Seigneur  se porte sur l'horizon des temps, vers cette Eglise qui surgira des épreuves séculaires et des épreuves suprêmes et qui se dressera dans son manteau immaculée d'amour fraternel (Mt 25,34) débarrassée de l'ivraie qui poussait parmi les épis (Mt 13).

    Il faut rejoindre le regard du Seigneur à ce terme pour communier à son amour et le partager dès maintenant, par rapport à cette Eglise du temps qui n'a pas encore achevé son développement, mais en qui se prépare l'Eglise de l'éternité. 

    Or cette vision d'avenir, la tradition exploitée par saint Jean dans son Apocalypse la traduit volontiers sous l'image d'une Cité : la "Jérusalem" céleste (Apoc 21)

    Il faut donc regarder l'Eglise, illuminée par ces promesses et ces perspectives d'éternité, et lui chanter du fond de l'âme notre confiance : 

     

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  • Psaume 46

    Introduction au psaume :

    Peuples de l'univers…

    "Dieu veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité " (1 Tim 2,4)

    Cette extension universelle du regard créateur, se traduisant dans celle du regard rédempteur, oblige tous ceux qui sont dans le Christ à abattre sans cesse à nouveau les barrières qui ne cessent de se relever en eux, limitant le champ de leur charité, de leur prière, de leur désir apostolique. 

    Que la volonté de Dieu soit faite " sur la terre comme au Ciel ", donc sans réserve, sans limites. " Il n'y a plus ni Juif, ni grec… vous n'êtes tous qu'un dans le Christ Jésus " (Gal 3,28).

    Qui peut croire jamais qu'il ne lui est pas nécessaire d'apprivoiser son âme à ces vues illimitées qui appellent tant de respect, tant de zèle ?

    L'image du Christ remontant au ciel, qu'on peut évoquer à travers un mot de ce psaume, symbolise cette extension sans limites de la bienveillance du Seigneur à laquelle correspond la consigne donnée à l'heure du départ : " Allez dans le monde entier… De toutes les nations faites des disciples ". 

    Habituons notre âme à ces mots que l'Eglise aime et qui peuvent nous faire peu à peu une âme de "frère universel".  

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  • Psaume 45

    Introduction au psaume :

    "Sachez enfin que je suis Dieu !"

    L'assurance du chrétien est un don de Dieu.

    Un don qu'il ne faut pas méconnaître, mais cultiver au contraire comme une vertu. 

    Un don qu'il ne faut donc jamais, sous peine de le perdre, regarder comme sa propre conquête, comme le fruit de son effort ou de son mérite. 

    On ne peut vivre chrétien dans la pusillanimité ou la crainte : ce serait offenser Dieu, ce serait aussi s'exposer au pire, car le combat n'est pas facultatif. 

    Mais rien n'est plus loin du chrétien que l'assurance orgueilleuse, la tension artificielle des vieux Stoïciens qui se flattaient de rester impassibles au milieu des pires catastrophes. 

    Le chrétien est un homme qui sait qu'il ne peut rien, et qui croit que Dieu peut tout : l'un et l'autre. Et suivant qu'on le regardera par l'une ou l'autre face de son âme, on sera saisi tour à tour par la profondeur de son humilité ou par l'audace de son ambition. Son âme est la citadelle imprenable au cœur de laquelle Dieu réside. L'Eglise est bâtie pour ne céder à aucun assaut (cf. Mt 16,18)

    Voici l'Eglise, voici l'âme chrétienne, debout face aux orages :

     

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  • Psaume 44

    Introduction au psaume :

    Au roi et à la reine.

    Nous prenons résolument ce psaume sur les lèvres de l'Eglise qui l'aime et en use avec une liberté joyeuse. 

    Ce Roi dont la grandeur est dans l'ordre de la justice et de la vérité, nous ne pouvons pas ne pas suivre saint Paul qui y reconnaît le Christ, salué par son Père, quand celui-ci " introduit son Premier-né dans le monde " (He 1, 6.8).

    Cette princesse étrangère qui vient à sa rencontre, l'Eglise s'y est reconnue elle-même : épouse et mère à la fois, engendrant à son Roi des fils venus de tous les horizons de la terre. L' Eglise y a reconnu aussi cette âme unique et parfaite qui " a trouvé grâce aux yeux de Dieu " (Lc 1,30) et dont la mission maternelle est si prodigieusement féconde : la " Mère de Jésus ". Enfin, derrière Marie, comme ses " suivantes ", le cortège des âmes virginales qui connaissent, dans leur abandon total au vouloir divin, l'honneur, elles aussi, d'une sorte de maternité (Mt 12,50).

    Mais au-delà, ce sont toutes les âmes une à une, livrées au Christ comme à leur Epoux : " Je vous ai fiancés à un Epoux unique ; comme une vierge pure je vous ai présentés au Christ ", dit saint Paul aux Corinthiens (2 Cor 11,2). 

    C'est dans cet esprit qu'il faut joyeusement saluer l'entrée de notre Roi, notre Epoux : 

     

     

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  • Psaume 43

    Introduction au psaume :

    A cause de toi, on nous tue. 

    Nous portons en nous la vague nostalgie du paradis perdu, nous marchons plus ou moins consciemment au mirage d'une existence terrestre qui serait sans épreuves ni tribulations. 

    Illusion dangereuse : nous portons "notre croix" derrière Celui qui l'a portée le premier (cf. Lc 9,23). " Le monde vous hait, dit Jésus… il m'a haï avant vous " (Jn 15,18). " Il nous faut endurer des tribulations… c'est notre lot ", rappelle saint Paul à ses Thessaloniciens (1 Thess. 3,3-4).

    C'est pourquoi le Psautier nous fournit en telle abondance les psaumes où s'expriment la souffrance et l'épreuve du peuple de Dieu persécuté. Nous avons besoin de ces prières où peut se répandre sans contrainte la souffrance, si dangereuse quand elle est contenue, et en même temps la confiance éperdue dans ce Dieu pour qui on souffre, mais dont l'amour nous garde, éveillant en nous comme un écho cet amour qui rend capable de défier l'univers. 

    Il faut se rappeler ici l'admirable chant de victoire et de triomphe où saint Paul précisément retrouve les termes mêmes de ce psaume, nous invitant ainsi à y chercher la communion de son invincible espérance :

    " Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? … Qui nous arrachera à l'amour du Christ ? … La tribulation ? la détresse ? la persécution ? la faim ? la nudité ? le péril ? le glaive ? Il est écrit : << A cause de toi on nous met à mort à longueur de journée : on nous regarde comme des brebis de boucherie >>. Mais en tout cela nous triomphons, par Celui qui nous aimés… Non, (rien) de créé ne saurait nous arracher à l'amour que Dieu nous témoigne dans le Christ Jésus notre Seigneur " (Rm 8,31.35-39)

    Ecoutons saint Paul se laisser entraîner, en cet admirable élan. Avec lui embarquons-nous sur ce psaume qui nous aidera à garder cet élan :

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  • Psaumes 41 et 42

    Introduction au Psaume :

    Où donc est-il, ton Dieu ? 

    Ces deux psaumes, qui n'en font qu'un, sont comme traversés d'un double courant : l'un, puissant, hostile, lancinant, qui cherche à entraîner l'âme à la dérive et qui se ramasse dans le défi sarcastique : " Où est-il ton Dieu ? " ; l'autre, puissant aussi, mais doux comme la grâce, comme le souffle de l'Esprit : " Pourquoi te laisser abattre, ô mon âme ? "

    Cette double pression du dehors et du dedans, du monde et de la grâce, cette reprise perpétuelle par Dieu de l'âme dont le monde raille la fidélité, ce rétablissement dans l'espérance, c'est vraiment la vie telle qu'elle est. 

    Peu de prières se prêtent mieux à porter, dans la bouche du chrétien, le poids de cette inquiétude des hommes, secoués par le sarcasme triomphant des athées. C'est un psaume à savoir par cœur et à redire sans cesse, au nom des hommes d'aujourd'hui menacés dans leur foi. 

    Puissent-ils garder malgré tout la nostalgie passionnée de Dieu et le souvenir de ses grâces ! 

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  • Psaume 40

    Introduction au Psaume :

    L'ami qui partageait mon pain…!

    Dans cette prière, comment ne pas rester sous le coup de l'émotion qui saisissait Jésus au soir de la Cène, devant la mystérieuse et odieuse trahison d'un des siens ? 

    Que de fois dans l'Evangile n'a t-on pas surpris cette douleur lancinante, impossible à contenir : " L'un de vous est un démon " (Jn 6,70) ; " Vous êtes purs, mais pas tous ! " (Jn 13,10) ; ou encore : " En proie à l'émotion, solennellement il déclara : en vérité, en vérité je vous le dis, l'un de vous va me livrer !" (Jn 13,21)

    Or ce sont les mots de ce psaume qui lui reviennent en mémoire, comme une annonce prophétique de cette épreuve plus cruelle que nulle autre : " L'Ecriture doit s'accomplir : Celui qui mange de mon pain a levé le talon contre moi " (Jn 13,18)

    C'est en effet l'une des expériences les plus cruelles que celle du vide  qui se creuse autour de nous parfois. Alors que le mal nous accable, alors que nous perdons confiance en nous-même, dans la conscience de notre pauvreté et de nos fautes, alors que nous aurions tant besoin d'amitié, cette lucidité que donne le malheur nous fait découvrir l'indifférence de tous, leur hâte d'être débarrassés de nous !...

    C'est Dieu même qui récompensera les cœurs touchés de compassion, et leur rendra au centuple leur miséricorde : " Ce que vous aurez fait au moindre des miens, c'est à moi que vous l'aurez fait." (Mt 25,40)

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  • Psaume 39

    Introduction au psaume :

    Ma volonté, mon Dieu, c'est de faire la tienne

    Il n'est plus possible de dire cette prière sans se souvenir que le Lettre aux Hébreux y a lu les paroles mêmes qui, dans la bouche du Christ, donnent le sens de l'Incarnation.

    " Ce n'est pas avec du sang de taureaux ou de boucs que les péchés peuvent être effacés. C'est pourquoi le Christ en entrant dans le monde, s'exprime ainsi : Tu n'as voulu ni sacrifice no offrande , mais tu m'as formé un corps. Alors j'ai dit : Me voici, je viens pour faire ta volonté. Et c'est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés par l'offrande que Jésus a faite une fois pour toutes de son corps." (Heb 10, 5 sq). 

    Nous sommes donc invités à aller chercher au plus profond du coeur du Christ ce qui est le secret de sa vie, de son œuvre, de sa prière : cet abandon total à son Père, dont la volonté et le commandement sont pour lui l'unique loi : "Ma nourriture, c'est de faire la volonté de Celui qui m'a envoyé et d'accomplir son œuvre" (Jn 4,34).

    On ne peut s'étonner dès lors du climat de sécurité, de joie, de paix qui règne dans ce psaume : ces sentiments doivent être les nôtres, car le Christ et nous sommes un seul Corps.

    Tout est action de grâces dans le cœur qui sait que Dieu attend de lui, dans le Christ, simplement son amour :

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  • Psaume 38

    Introduction au Psaume : 

    Lâche-moi, que je souffle.

    Cette prière offre quelque chose d'unique et de déroutant. 

    L'âme haletante qui pousse ces cris dramatiques et semble se briser à chaque mot, est à l'extrême limite, non seulement du désespoir, mais presque du blasphème. Et la prière s'achève en apparence sans que la paix soit revenue, face au néant…

    On ne redit pas ces paroles brûlantes, on ne communie pas à ces mouvements qui contractent violemment le cœur et non moins violemment le détendent, sans éprouver comme une angoisse. 

    La souffrance est telle qu'on redoute , en l'exprimant, d'offenser Dieu et de scandaliser. 

    On se taira donc : 

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  • Psaume 37

    Introduction au Psaume :

    Seigneur, ne me punis pas !

    Où est, dans l'Evangile, le pécheur qui soit venu en vain solliciter un pardon ? Où est-il, celui qui par l'abondance de ses crimes a découragé la miséricorde du Seigneur ? 

    Elle avait "beaucoup péché", la pauvre femme qui venait se jeter aux pieds du Christ en plein banquet des Pharisiens, et affrontait l'humiliation écrasante du mépris de ces hommes qui savent ce que c'est que "ça" - comme disait Eve Lavallière d'elle-même, et comme dit à peu près l'Evangile (Luc 7,39). Oui, elle avait "beaucoup péché" : Jésus le sait et ne craint pas de le dire (cf. Luc 7,39), mais pour exalter son plus grand amour. 

    Que d'âmes, par ce monde, ignorent qu'il y a un Dieu qui n'attend que leur confiance pour pouvoir leur rendre la paix ! Que d'âmes ignorent ce qu'il peut y avoir de libérateur et de bienfaisant à dire à Dieu ce qu'on souffre de l'avoir offensé et qui ignorent que cette effusion est le signe qu'on est déjà pardonné. 

    Dire ce psaume de toute son âme, dans le Christ, au nom de ceux qui ne savent pas encore, c'est préparer leur salut et assurer le sien. 

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  • Psaume 36

    Introduction au Psaume :

    Les doux posséderont la terre.

    " Ne te scandalise pas des méchants " : ce premier mot du psaume en dit tout le sens.

    A quoi bon vouloir ignorer ? A quoi bon s'aveugler ? Ceux qui ne veulent pas de la lumière d'en-haut et qui regardent la terre avec leurs seules lumières, s'ils sont courageusement sincères, ne tarderont pas, comme tant d'hommes autour de nous, à parler d'absurdité, à distiller le désespoir. 

    Il faut recevoir de Dieu la clé de cette existence où la fidélité ne paie pas sur le champ, où la vérité des choses, quand elle se révèle, ne se révèle qu'à longueur de temps. 

    Dieu nous demande de croire sur la foi de sa Parole que la vérité est du côté des "pauvres" et des "doux", et des "amants de la Justice", même s'ils "pleurent aujourd'hui" : ceux-là sont les vrais "bienheureux" (Mt 5, 3-12). Les triomphes du mal durent ce que durent les triomphateurs. 

    Il faut dire ce psaume à la lumière des Béatitudes qui lui ont emprunté l'une de leurs formules. Tout alors est vrai, vu avec les yeux de Jésus-Christ, pour qui "mille ans sont comme un jour", avec les yeux de Dieu, car " Dieu patiente ", voulant que personne ne périsse et que tous viennent au repentir, " mais son tour viendra " ( 2 Pierre 3, 8-10). 

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  • Psaume 35

    Introduction au Psaume :

    En ta lumière nous voyons la lumière.

    Le spectacle du pécheur endurci, invétéré, apparemment sûr de lui-même et du silence de Dieu, est l'un des plus terribles et l'un des plus capables d'éprouver la foi. 

    Le regard s'arrête sur ces figures de " damnés ", étrangers à toute crainte de Dieu, en qui semble éteinte à jamais toute flamme de remords, toute lueur d'inquiétude, vrais morts vivants aux yeux de celui qui croit :

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