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Psaume 38

Introduction au Psaume : 

Lâche-moi, que je souffle.

Cette prière offre quelque chose d'unique et de déroutant. 

L'âme haletante qui pousse ces cris dramatiques et semble se briser à chaque mot, est à l'extrême limite, non seulement du désespoir, mais presque du blasphème. Et la prière s'achève en apparence sans que la paix soit revenue, face au néant…

On ne redit pas ces paroles brûlantes, on ne communie pas à ces mouvements qui contractent violemment le cœur et non moins violemment le détendent, sans éprouver comme une angoisse. 

La souffrance est telle qu'on redoute , en l'exprimant, d'offenser Dieu et de scandaliser. 

On se taira donc : 

 

 

 

J'ai dit : « Je garderai mon chemin

sans laisser ma langue s'égarer ;

je garderai un bâillon sur ma bouche,

tant que l'impie se tiendra devant moi. »

 

Je suis resté muet, silencieux ;

      je me taisais, mais sans profit. *

 

Mais le mal est plus fort : il fait exploser l'âme :

Mon tourment s'exaspérait,

      mon cœur brûlait en moi.

Quand j'y pensais, je m'enflammais,

et j'ai laissé parler ma langue.

 

Quelle misère que la vie ! Il faut cependant bien en prendre son parti : 

Seigneur, fais-moi connaître ma fin,

      quel est le nombre de mes jours :

je connaîtrai combien je suis fragile.

Vois le peu de jours que tu m'accordes :

ma durée n'est rien devant toi.

 

L'homme ici-bas n'est qu'un souffle ;

il va, il vient, il n'est qu'une image.

Rien qu'un souffle, tous ses tracas ;

il amasse, mais qui recueillera ?

 

Ah ! que Dieu nous aide !

Maintenant, que puis-je attendre, Seigneur ?

Elle est en toi, mon espérance.

Délivre-moi de tous mes péchés,

épargne-moi les injures des fous.

 

Mieux vaut encore se taire : 

Je me suis tu, je n'ouvre pas la bouche,

car c'est toi qui es à l'œuvre.

 

Mais non, c'est trop dur, et le psaume s'achève sur un cri vraiment déchirant :

Éloigne de moi tes coups :

je succombe sous ta main qui me frappe.

 

Tu redresses l'homme en corrigeant sa faute, +

tu ronges comme un ver son désir ; *

l'homme n'est qu'un souffle.

 

Entends ma prière, Seigneur, écoute mon cri ;

ne reste pas sourd à mes pleurs.

Je ne suis qu'un hôte chez toi,

un passant, comme tous mes pères.

 

Détourne de moi tes yeux, que je respire

avant que je m'en aille et ne sois plus.

 

Un blasphème ? Non, une prière.

Celui qui prie, Dieu est avec lui.

Il est donc vrai que Dieu ne refuse pas de nous suivre même jusque là !

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