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Psaume 37

Introduction au Psaume :

Seigneur, ne me punis pas !

Où est, dans l'Evangile, le pécheur qui soit venu en vain solliciter un pardon ? Où est-il, celui qui par l'abondance de ses crimes a découragé la miséricorde du Seigneur ? 

Elle avait "beaucoup péché", la pauvre femme qui venait se jeter aux pieds du Christ en plein banquet des Pharisiens, et affrontait l'humiliation écrasante du mépris de ces hommes qui savent ce que c'est que "ça" - comme disait Eve Lavallière d'elle-même, et comme dit à peu près l'Evangile (Luc 7,39). Oui, elle avait "beaucoup péché" : Jésus le sait et ne craint pas de le dire (cf. Luc 7,39), mais pour exalter son plus grand amour. 

Que d'âmes, par ce monde, ignorent qu'il y a un Dieu qui n'attend que leur confiance pour pouvoir leur rendre la paix ! Que d'âmes ignorent ce qu'il peut y avoir de libérateur et de bienfaisant à dire à Dieu ce qu'on souffre de l'avoir offensé et qui ignorent que cette effusion est le signe qu'on est déjà pardonné. 

Dire ce psaume de toute son âme, dans le Christ, au nom de ceux qui ne savent pas encore, c'est préparer leur salut et assurer le sien. 

 

 

Seigneur, corrige-moi sans colère

et reprends-moi sans violence.

 

Tes flèches m'ont frappé,

ta main s'est abattue sur moi.

Rien n'est sain dans ma chair sous ta fureur,

rien d'intact en mes os depuis ma faute.

 

Oui, mes péchés me submergent,

leur poids trop pesant m'écrase.

Mes plaies sont puanteur et pourriture :

c'est là le prix de ma folie.

 

Accablé, prostré, à bout de forces,

tout le jour j'avance dans le noir.

La fièvre m'envahit jusqu'aux moelles,

plus rien n'est sain dans ma chair.

 

Brisé, écrasé, à bout de forces,

mon cœur gronde et rugit.

Seigneur, tout mon désir est devant toi,

et rien de ma plainte ne t'échappe.

 

Le cœur me bat, ma force m'abandonne,

et même la lumière de mes yeux.

Amis et compagnons se tiennent à distance,

et mes proches, à l'écart de mon mal.

 

Ceux qui veulent ma perte me talonnent,

ces gens qui cherchent mon malheur ;

ils prononcent des paroles maléfiques,

tout le jour ils ruminent leur traîtrise.

 

Moi, comme un sourd, je n'entends rien,

comme un muet, je n'ouvre pas la bouche,

pareil à celui qui n'entend pas,

qui n'a pas de réplique à la bouche.

 

C'est toi que j'espère, Seigneur :

Seigneur mon Dieu, toi, tu répondras.

J'ai dit : « Qu'ils ne triomphent pas,

ceux qui rient de moi quand je trébuche ! »

 

Et maintenant, je suis près de tomber,

ma douleur est toujours devant moi.

Oui, j'avoue mon péché,

je m'effraie de ma faute.

 

Mes ennemis sont forts et vigoureux,

ils sont nombreux à m'en vouloir injustement.

Ils me rendent le mal pour le bien ;

quand je cherche le bien, ils m'accusent.

 

Ne m'abandonne jamais, Seigneur,

mon Dieu, ne sois pas loin de moi.

Viens vite à mon aide,

Seigneur, mon salut !

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