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divinisation

  • Chemin vers Pâques (21)

    [20]

    La troisième pâque de l'histoire est la nôtre. Il y a autant de pâques qu'il y a d'actes libres, d'élections, pour prendre le mot des Exercices [voir les Exercices spirituels de st Ignace, surtout les numéros 169-188), de décisions où l'on meurt à son égoïsme. Le fond des choses, c'est que chacune de nos décisions a une structure pascale. Chacune de nos décisions est une mort. Il faut mourir à son égoïsme, au regard sur soi, au souci de soi, pour s'occuper des autres tout simplement. C'est donc une mort ; notre foi est que cette mort est une résurrection.

    Tout est dans la décision, tout est là. Et quand nous disons que c'est la décision qui nous construit pour la vie éternelle, c'est vrai en rigueur de termes. Et cette décision a nécessairement une structure pascale. C'est une mort et c'est un passage au Christ. A tout instant, dans chacune de nos décisions, nous passons au Christ pour vivre éternellement d'une vie christifiée. Cela est la base de toute l'éducation de l'enfant : valeur du don, valeur de la décision, mourir à soi-même.

    Ne faisons pas les malins. Les chrétiens n'ont pas le privilège de la mort à soi-même. Il faut y aller doucement. Nous employons ce mot-là que d'autres n'emploient pas. (...) [21] (...) Nous n'avons absolument pas le monopole, mais nous croyons - et c'est cela  le message de l'Evangile - qu'en mourant à soi-même on passe au Christ, on vit de la vie même du Christ, on est christifié, on est divinisé. Et cette foi devrait nous donner l'énergie de nous trouver au premier rang toutes les fois qu'il faut mourir à soi-même pour faire un peu plus de justice et un peu plus de bonheur sur terre. Le scandale, c'est que notre foi, qui est la foi en la résurrection, c'est-à-dire dans le passage au Christ au coeur même de nos décisions, que cette foi-là ne nous donne pas l'énergie d'aller toujours au premier rang de ceux qui mènent le combat fraternel humain.

    Voilà qui répond à des tas de questions qui nous sont posées : qu'est-ce que la foi ajoute ? On entend cela continuellement. Les jeunes demandent : " Ca résout quoi la foi au Christ ?" Il n'y a pas autre chose à répondre. Croire que toute mort est une résurrection, et pas n'importe quelle résurrection, mais le passage au Christ même, à sa vie pour l'éternité. C'est cela qui devrait faire que les chrétiens aient toutes les initiatives, qu'ils soient au premier rang du combat. (...)

    Mais quand il s'agit de sacrifice, autrement dit de mort à soi-même, c'est maintenant. Je ne passerai pas au Christ après ma mort, j'y passe dans chacune de mes décisions. [22] Et à la mort, qu'est-ce qui se passe ? A la mort, je découvre que je suis devenu Christ par toute ma vie. Voilà ce qu'on peut dire pour comprendre le mystère pascal. Il ne faut pas séparer notre vocation à la divinisation de ce mystère de mort et de résurrection.

    François Varillon - La Pâque de Jésus - Ed Bayard 1999

     

  • Chemin vers Pâques (6)

    [23]

    Oui, tel est le salut, et il n'y en a pas d'autre. Car l'homme est ainsi fait que, ou bien il atteint le salut, et c'est l'accomplissement total de lui-même et le bonheur plénier dans la vie éternelle, ou bien il le manque, et c'est le naufrage irrémédiable, c'est la perdition, c'est la "seconde mort", c'est l'enfer. L'homme est fait pour être divinisé, et il reste fait pour cela ; s'il ne l'est pas, il est donc dans une situation de contradiction interne qui le détruit mystérieusement lui-même sans l'annihiler et qui, dans la mesure où il en est conscient, ne peut que le rendre ivre de douleur. L'homme est fait pour jouir de Dieu ; s'il ne le veut pas, dans la mesure où il en est conscient, il en ressent une frustration proportionnée à la Joie et à la Béatitude sans mesure qu'il perd.

    Et le drame est qu'il n'y a pas d'entre-deux. C'est le salut ou c'est la perdition. C'est la vie éternelle ou c'est la mort sans fin. S'il est vrai que l'homme est fait pour le salut, c'est-à-dire pour Dieu, ou bien il atteint le salut, et "gagne" Dieu (selon la manière de parler si expressive de saint Ignace d'Antioche), ou il le manque et perd Dieu.

    Certes, la divinisation, la participation à la vie de Dieu, la jouissance de Dieu, sont des mystères d'ordre "surnaturel". Mais cela ne signifie pas qu'il s'agit de dons divins surajoutés [24] par grâce à une nature humaine qui, sans eux, se suffirait à elle-même : cela signifie seulement que l'homme, par les seules forces de sa nature, ne peut atteindre ces biens, qui devront donc lui être donnés par Dieu. 

    L'homme ne possède pas en son être créé le principe de son propre achèvement  : il ne peut atteindre sa plénitude et sa béatitude qu'en Dieu - et là précisément est son mystère. Il n'y a pas un ordre naturel et un ordre surnaturel qui ont chacun leur consistance en eux-mêmes et se superposent comme deux plans parallèles. L'ordre de la nature est orienté vers l'ordre surnaturel, la nature est constituée précisément pour être parfaite par la grâce, elle est constitutivement ordonnée à la grâce. Il n'y a donc pas d'accomplissement humain, ni de bonheur humain plénier ou même seulement véritable, qui soient purement "naturels", si l'on entend par là un accomplissement ou un bonheur en dehors de Dieu, et si l'on fait abstraction  de cette possession  de Dieut de cette relation à Dieu dans la connaissance et l'amour qui sont d'ordre "surnaturel". Dieu, possédé par la vision béatifique, est la seule Fin de l'homme, il n'y en a pas d'autre, et qui n'atteint pas Dieu se perd lui-même irrémédiablement. [Il ne s'agit pas d'atteindre Dieu à la force de ses poignets, à coup de volontarisme moral. Il faut accueillir le don de Dieu en nous. Tout notre effort consiste à accueillir la grâce. Nous devons labourer notre terre (ascèse) mais si notre terre ne reçoit pas la moindre goutte de pluie (la grâce) cet effort ne sert à rien. Une pluie généreuse sur une terre non préparée ne sert à rien non plus. Dieu a besoin de nos efforts et  nous devons compter sur sa grâce. La "petite voie" de sainte Thérèse de Lisieux peut nous éclairer  beaucoup à ce sujet. Note de l'auteur de ce blog]

     L'homme est  tellement fait pour Dieu, que, non seulement il est inachevé, mais il est incomplet. En sa vie [25] mortelle, on le notait plus haut, l'homme est encore inachevé, il est en marche vers son accomplissement et à la recherche de son bonheur. Mais s'il est vrai que sa vocation ultime, de par la constitution profonde de sa nature, est  de s'achever en Dieu, on peut dire que sans Dieu il est incomplet. Et c'est ce que nombre de Pères ont affirmé en enseignant que l'homme - l'homme "complet", "parfait" - se compose d'un corps, d'une âme et de l'Esprit Saint. " Trois choses, écrit par exemple saint Irénée, constituent l'homme parfait : la chair, l'âme et l'Esprit (...) Ceux qui n'ont pas l'Esprit en eux sont dits "morts" (...) car ils n'ont pas l'Esprit qui vivifie l'homme. (...) L'homme est vivant grâce à la participation de l'Esprit (...) Là où est l'Esprit du Père, là est l'homme vivant (Adv. haer.,V, 9, 1-3). Bref, l'homme qui, bien évidemment, est "fait pour la vie" n'est pourtant qu'un mort sans l'Esprit divin : car l'Esprit est pour l'homme ce que l'âme est pour le corps.

                                                                   A suivre...

     

    Claude Richard - Il est notre Pâque - Cerf , 1980  

    Claude Richard a été abbé de l'abbaye cistercienne Notre-Dame de Timadeuc, près de Rohan.

  • Chemin vers Pâques (5)

    [21]

    Et devenir Dieu, ce n'est pas seulement être transformé dans son être par une participation à la Nature divine, c'est aussi être revivifié, et pour ainsi dire "réanimé" dans sa vie par une participation à la Vie divine. Car l'homme est un être vivant, et la refonte de son être par la grâce de la divinisation ne peut qu'être ordonnée à la divinisation de sa vie et de son agir ; d'ailleurs en Dieu tout est Un, Nature et Vie s'identifient, et la participation à l'une implique la participation à l'autre. Ainsi, dire que l'image prédestine l'homme à devenir Dieu, c'est dire qu'elle le prédestine à vivre de la vie de Dieu, à connaître et à aimer dans la Lumière et l' Amour de Dieu, à jouir de la Joie de Dieu. Et ici, encore, il ne peut s'agir seulement d'une vie analogue à la Vie divine et vécue à part ; seul Dieu vit divinement, et pour que la créature participe à sa Vie, il faut pour ainsi dire que la Vie divine devienne comme intérieure à la vie de l'homme, la compénètre et la suscite par son jaillissement même au plus profond de l'être humain, recréé précisément pour être capable d'une telle "réanimation".

    Or Dieu vit de Dieu. Dieu vit de la vision éternelle de la Lumière, de la Beauté, de la Vérité divines ; Dieu vit de l'amour pur et mystérieusement libre de ce qu'Il est, de cet Amour qu'Il est Lui-même ; Dieu vit de la joie de se posséder Lui-même , Richesse inépuisable de vie bienheureuse.  Et donc vivre de la vie de Dieu, c'est voir Dieu, c'est être en communion avec Lui dans l'amour, c'est Le posséder et jouir de Lui [22] dans une relation dont l'intimité dépasse sans mesure ce que nous pouvons en percevoir.

    Dieu a créé le monde pour que beaucoup - à savoir les êtres faits à son image - se réjouissent de sa Lumière. "Jouir de Dieu" [On ne peut être que gêné d'une telle expression qui comporte, en français, une nuance péjorative de retour sur soi; Il faudrait pouvoir rendre, sans en altérer la pureté, le sens riche et fort de l'expression latine frui Deo, si courante dans la tradition occidentale, spécialement la tradition augustinienne - note du P. Claude Richard] c'est là finalement la raison de la création à l'image. "La vie de l'homme - la vie éternelle et bienheureuse pour laquelle l'homme a été fait et qui est la gloire de Dieu - c'est de voir Dieu ", disait saint Irénée (Adv. haer, IV, 20,7), et saint Macaire d'Egypte précisait : " Au moyen de l'image, la Vérité lance l'homme à sa poursuite." Plus tard, et résumant toute la Tradition patristique, Guillaume de Saint-Thierry le redira : "Si Dieu nous a créés à son image et à sa ressemblance, c'est pour nous permettre de Le contempler et de jouir de Lui, Lui que nul ne saisit par la contemplation qu'à proportion de sa ressemblance avec Lui " (Cf. sur le Cantique des Cantiques. Liminaires, I.)

    (...)

    L'homme, selon le mot cher à la tradition occidentale, est "capable de Dieu" (St Augustin, De Trinitate XIV, 4,6) : par nature, il est tel qu'il peut recevoir Dieu, être transformé en Dieu, être vivifié par Dieu, voir Dieu et jouir de Dieu. On pourrait définir la nature profonde de cet être créé à l'image de Dieu en disant que l'homme, c'est "Dieu en creux".

    Ainsi, l'homme ne s'accomplira vraiment et ne trouvera son vrai bonheur que quand il sera plein de Dieu, quand il lui sera semblable et jouira éternellement de Lui.  Et tel est le salut de l'homme : dire que l'homme [23] s'accomplira et ne trouvera son vrai bonheur qu'en Dieu, c'est dire que son salut n'est que dans la divinisation.

    Pour les Pères, d'ailleurs, l'identification du salut et de la divinisation allait de soi, du fait que dans le contexte de la pensée grecque l'immortalité était considérée comme la caractéristique et le propre de la divinité (voi aussi Sg 2,23), et qu'il n'est évidemment pas de salut pour l'homme en dehors d'une vie immortelle. Cette équivalence est manifeste par exemple dans la formulation du Symbole de Nicée : là, les Pères ont affirmé que le Fils de Dieu s'est fait homme "pour notre salut", eux qui ont toujours professé que Dieu s'est fait homme pour que l'homme soit fait Dieu.

     A suivre...

     

     Claude Richard - Il est notre Pâque - Cerf , 1980  

    Claude Richard a été abbé de l'abbaye cistercienne Notre-Dame de Timadeuc, près de Rohan.

  • Chemin vers Pâques (4)

    [19]

    L'interprétation patristique de la révélation de la création à l'image rejoint d'ailleurs ainsi l'expression sans doute la plus centrale du Mystère du salut chez les Pères, à savoir que "Dieu s'est fait homme afin que l'homme puisse devenir Dieu", selon l'intuition de saint Irénée, reprise et exploitée par la plupart des Pères grecs, et qui apparaît comme l'axe de toute la théologie orientale. Selon cette expression du mystère chrétien également, le Dessein de Dieu a pour but la divinisation de l'homme. En créant l'homme a son image, Dieu préparait déjà l' Incarnation qui seule permettrait la déification de l'homme. La création à l'image était une pierre d'attente pour le mystère du Christ qui est le mystère de l'incarnation de Dieu dans son icône vivante, mais le mystère du Christ Lui-même n'a été voulu qu'en vue de l'achèvement de l'homme dans la divinisation. 

    Ainsi l'image prédestine l'homme à la divinisation. Et la divinisation est conçue par les Pères d'une façon extrêmement [20] réaliste. Ceci apparaît en particulier dans leur refus d' entrer ici dans les voies de la pensée hellénique.

    Selon cette pensée, l'homme deviendra dieu pour  autant qu'il vivra à la manière des dieux ; mais une telle destinée est seulement la conséquence de la parenté naturelle qui existe entre lui et eux : l'homme est de race divine, du moins par la partie spirituelle de son être ; il n'y a pas de distinction radicale entre le mode d'être divin et le mode d'être humain, ni donc de véritable transcendance de Dieu par rapport au monde auquel l'homme appartient : cette distinction et cette transcendance n'ont été mises en lumière que grâce à la révélation du mystère de la création, inconnu en dehors de la Tradition judéo-chrétienne ; "devenir dieu" selon la pensée grecque n'a donc rien de paradoxal : cela ne dépasse pas ce que l'on pourrait appeler un changement de condition d'existence, cela est accessible à l'homme et ne dépend guère que de sa volonté.

    Il en va tout autrement chez les Pères. Pour eux, en effet, la distance entre le Créateur, le seul vrai Dieu, et le monde créé, auquel l'homme tout entier, corps et âme, appartient est infinie. Dans ce contexte, l'homme, laissé à ses propres forces, apparaît foncièrement incapable d'accéder à la divinisation. En réalité, le terme même de "divinisation" revêt une signification nouvelle et vraiment inouïe ; maintenant, il s'agit proprement d'un mystère que l'homme ne pourrait même pas soupçonner sans le secours de la Révélation. Un mystère : car l'homme, pure créature, n'est par nature qu'un être éphémère et corruptible, et il ne peut être divinisé qu'en accédant au mode d'être de Celui qui seul est l'Etre nécessaire et incorruptible. "Devenir Dieu", alors, ce n'est plus se hisser jusqu'à la compagnie et à la vision des dieux, c'est - et l'on entrevoit la refonte radicale de l'être créé que cela suppose - participer à l'Etre incréé, c'est devenir, par participation et par [21] grâce mais tout à fait réellement, le Dieu unique et trois fois Saint Lui-même."

                                                                             A suivre...

     

     

    Claude Richard - Il est notre Pâque - Cerf , 1980  

    Claude Richard a été abbé de l'abbaye cistercienne Notre-Dame de Timadeuc, près de Rohan.

  • Chemin vers Pâques (1)

    [14]

    L'homme est incapable de se sauver par ses propres forces : c'est peut-être la vérité la plus importante que nous enseigne sur l'homme la Révélation chrétienne. Rien de tel, certes, pour se convaincre de cette nécessité que de faire l'expérience douloureuse de sa propre faiblesse, faiblesse physique devant la maladie et aux approches de la mort, faiblesse psychique sous le poids de la dépression ou de l'obsession, faiblesse morale ou spirituelle en face de la violence de la tentation et du péché (cf Rm 7,18-19) ; sans parler de l'expérience non moins douloureuse du désarroi et de l'angoisse qui étreignent tant d'hommes autour de nous.

    Rien de tel : mais à condition que cette expérience soit éclairée par la foi ; elle ne ferait, autrement, que nous enfoncer dans les ténèbres du fatalisme et du désespoir.

    Or la lumière de la foi nous enseigne que l'incapacité de l'homme par rapport au salut est double ; mais elle révèlera aussi qu'aux deux aspects, aux deux dimensions de cette incapacité , répondront et remédieront les deux aspects, les deux dimensions du salut auquel Dieu l'appelle.

    L'incapacité de l'homme par rapport au salut tient en premier lieu à sa "nature" profonde, ou si l'on veut à sa [15] vocation : l'homme n'est qu'une créature, et pourtant, par nature et par vocation, il est fait pour être divinisé, il est appelé à devenir Dieu. S'il en est bien ainsi - et c'est ce qu'il faudra montrer d'abord - il est bien évident qu'il ne peut pas par lui-même atteindre ce pour quoi il est fait, ce à quoi il est appelé. Seul, assurément, Dieu peut diviniser un être qui n'est pas Dieu par nature. 

    L'incapacité de l'homme par rapport au salut vient en second lieu de la "condition" dans laquelle il se trouve en ce monde : l'homme est dans une condition consécutive au péché, une condition d'opacité voire de refus par rapport à Dieu, et qui l'entraîne irrésistiblement vers la mort et la perdition. De l'esclavage du péché - dont il nous faudra ensuite mesurer la violence - seul Dieu peut, gratuitement, libérer un être qui n'est enclin, de lui même, qu'à s'enfoncer toujours davantage dans sa propre déchéance. 

    Que l'on considère donc le salut selon sa face de divinisation ou selon sa face de sauvetage du péché et de la mort, il ne peut jamais être que l'oeuvre de Dieu, le don absolument gratuit de Dieu. 

    Et, d'un côté comme de l'autre, l'homme apparaît comme un être fait, certes pour le salut, c'est-à-dire pour la vie, la liberté, le bonheur, et finalement la divinisation, mais radicalement incapable d'y atteindre par lui-même. 

    Dieu l'a créé ainsi. Dieu, en le créant, par son acte créateur même, l'appelait au salut, le sachant pourtant absolument impuissant à "faire son salut" par lui-même. C'était faire de l'homme un "être à sauver" (Cf. Saint Irénée - Adv.haer.,III,22,3) ; c'était même d'avance - car Dieu ne peut renier sa sagesse ni son amour - s'engager à faire Lui-même les frais du salut de l'homme, et à le lui offrir gratuitement. 

    Claude Richard - Il est notre Pâque - Cerf , 1980  

    Claude Richard a été abbé de l'abbaye cistercienne Notre-Dame de Timadeuc, près de Rohan.