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vigiles

  • Psaume 6 Je n'en peux plus

    Introduction au psaume :

    Le bord  de l'abîme. L'ennemi nous pousse.  Nos passions nous afffolent : c'est le vertige, celui des sens, celui de l'orgueil. C'est l'extrême détresse  encore un pas et c'est fini. Dieu peut-il encore avoir pitié ? Non, il n'est pas possible que Dieu achève ce que le mal a commencé. Il nous laisse la grâce de la prière. Celui qui simplement n'en peut plus est perdu : celui qui dit à Dieu qu'il n'en peut plus est sauvé.

    On pense à Jésus à l'agonie.

    On pense à tant d'hommes faibles dans ce monde pourri ; à tant d' hommes de bonne volonté chez qui la foi et la vertu ne tiennent qu'à un fil. S'ils pouvaient, s'ils savaient prier !  Nous prions pour eux, nous prions en leur nom.

    Quelle douceur bouleversante, quelle ardente espérance peuvent porter ces strophes, quand un chrétien les dit pour celui qui va couler, pour tant d'hommes à chaque instant au bout de leurs forces.

    Leur angoisse est la nôtre.

    Notre espérance sera la leur dans le Christ qui unit et qui sauve.

                                              ***

     

    Seigneur, corrige-moi sans colère, il reprend moi sans fureur. Pitié, Seigneur, je dépéris ! Seigneur, guéris -moi ! Car je tremble de tous mes os, de toute mon âme, je tremble.

    Et toi, Seigneur, que fais-tu ? Reviens, Seigneur, délivre-moi, sauve-moi en raison de ton amour ! Personne, dans la mort, n'invoque ton nom ;  au séjour des morts, qui te rend grâce ?

    Je m'épuise à force de gémir, chaque nuit, je pleure sur mon lit : ma couche est trempée de mes larmes. Mes yeux sont rongés de chagrin ; j'ai vieilli parmi tant d'adversaires !

    Loin de moi, vous tous, malfaisants,  car le Seigneur  entend  mes  sanglots ! Le Seigneur accueille ma demande, le Seigneur entend ma    prière.  Qu'ils aient honte et qu'ils tremblent  tous mes ennemis,   qu'ils reculent,  soudain, couverts de honte !

  • psaume 3 : confiance au milieu des angoisses

    Introduction au psaume

    La vie de l'homme qui veut être fidèle à Dieu est une vie difficile. Au dehors : les assauts du mal, les mille formes de la tentation, de la séduction ; les railleries sarcastiques ou bien la lente insinuation des bonheurs faciles et défendus. Au-dedans : la complicité des passions toutes prêtes à donner raison de l'intérieur aux voix du dehors.

    On entend, en écho, dans ces courtes strophes, les ricanements qui montaient aux oreilles du Christ en croix : " Que Dieu le sauve donc, puisqu'il l'aime" (Mt 27,43), et, de plus près encore, le blasphème du larron impénitent : " N'es-tu pas le Messie ? Sauve-toi toi-même et nous aussi" (Luc 23,39)

    Puis la prière du bon larron : "Souviens-toi de moi quand tu seras dans ton royaume !" (Lc 23,42)

    Ce dialogue est celui de toute existence et de chaque instant. Et c'est pourquoi sous tant de formes on le retrouve à travers les Psaumes.

    Ce dialogue ne peut pas ne pas se fermer sur un cri d'espérance. L'ennemi ne désarme pas, il est légion, il nous investit de toutes parts, mais Dieu est avec nous, et Dieu est le plus fort.

    (Psaume) :

    Seigneur, qu'ils sont nombreux mes adversaires, nombreux à se lever contre moi,nombreux à déclarer à mon sujet : "Pour lui, pas de salut auprès de Dieu !"

    Mais toi, Seigneur, mon bouclier, ma gloire, tu tiens haute ma tête. A pleine voix je crie vers le Seigneur ; il me répond de sa montagne sainte.

    Et moi, je me couche et je dors ; je m'éveille : le Seigneur est mon soutien. Je ne crains pas ce peuple nombreux qui me cerne et s'avance contre moi.

    Lève-toi, Seigneur ! Sauve-moi, mon Dieu ! Tous mes ennemis, tu les frappes à la mâchoire ; les méchants, tu leur brises les dents.

    Du Seigneur vient le salut ; vienne ta bénédiction sur ton peuple !

                                             ***

    commentaire final :

    Ces mots simples peuvent et doivent devenir les expressions spontanées et naturelles de notre âme à la fois en peine et en confiance. Ils nous aident à dire à Dieu, pour puiser en Lui l'espérance, ce qui ne pourrait engendrer que le désespoir si on se contentait de le vivre et de le subir seul. Une détresse, quand elle devient prière, est un trésor : on y éprouve le besoin de Dieu, on y éprouve la vraie richesse, car on offre à Dieu la possibilité de nous donner. C'est le cri monotone des âmes vers le Seigneur, dans l'union au Christ souffrant ; c'est la menue monnaie du salut du monde.

     

     Intro et commentaire final : Cardinal Garonne

     

  • Psaume 2 " Tu es mon Fils"

    [le texte en bleu est le commentaire du Cal Garonne]

     

    Il n'est plus possible de redire ce psaume sans lui donner cette plénitude qu'il a prise à l'heure où se déchaînait, autour du Seigneur Jésus et des siens, la fureur des hommes. 

    Ce déchaînement durera autant que le monde. 

    A chaque fois qu'il éclatera plus violent et semblera devoir tout emporter, il sera bon de retrouver le calme tranquille de la Parole souveraine retentissant par-dessus l'orage et lui imposant silence, comme Jésus sur le lac apaisait les flots et le vent. 

    Le ton assuré de la Parole divine, mille fois victorieuse à travers les siècles de la puissance des hommes, doit apporter aux âmes la paix souveraine dont ils ont besoin :

    "Que craignez-vous, hommes de peu de foi ?" (Mt 8,26)

    "C'est moi, ne craignez rien" (Jn 6,20)

    Où sont les ennemis du Christ qui emplissaient hier encore la terre de leurs cris ? Où seront demain ceux d'aujourd'hui ? Le Christ demeure.

    Les maîtres du monde se déchaînent ; leurs cris frappent nos oreilles, blessent nos coeurs aujourd'hui :

    Pourquoi ce tumulte des nations, ce vain murmure des peuples ? Les rois de la terre se dressent, les grands se liguent entre eux contre le Seigneur et son messie : " Faisons sauter nos chaînes, rejetons ces entraves !"

    Celui qui règne dans les cieux s'en amuse, le Seigneur les tourne en dérision ; pui il leur parle avec fureur, et sa colère les épouvante : "Moi, j'ai sacré mon roi sur Sion, ma sainte montagne."

    Je proclame le décret du Seigneur !

    Il m'a dit : "Tu es mon fils ; moi, aujourd'hui je t'ai engendré. Demande, et je te donne en héritage les nations, pour domaine la terre tout entière. Tu les détruiras de ton sceptre de fer, tu les briseras comme un vase de potier."

    Maintenant, rois, comprenez, reprenez-vous juges de la terre. Servez le Seigneur avec crainte, rendez-lui votre hommage en tremblant. Qu'il s'irrite et vous êtes perdus : soudain sa colère éclatera.

    [A nous la paix et la joie :]

    Heureux qui trouve en lui son refuge ! +

    A la fureur des hommes, répond l' assurance paisible du Seigneur et de ceux qui lui appartiennent.

    Soyons avec ceux que l'épreuve risque d'abattre : communions à leur angoisse. Mais soyons aussi en leur nom, et pour eux dans le Christ, participants de la divine sérénité.

     

    Traduction du Psaume : texte officiel de la Liturgie des Heures