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grâce sanctifiante

  • Vladimir Ghika et la présence trinitaire en nous

    (...) Mais bien plus grand encore était l'émerveillement de sa foi devant la présence surnaturelle des Trois Personnes divines comme hôtes intimes et familiers des âmes en état de grâce : il vivait dans la compagnie constante du Père, du Fils, et du Saint-Esprit présents au plus profond de son âme par la grâce et il les retrouvait dans chaque "prochain" que la Providence lui faisait rencontrer. Il ne se lassait pas d'attirer l'attention sur cette vie de la Divine Trinité en nous à laquelle, hélas ! la plupart des hommes sont si peu attentifs.

    Il ne se lassait pas de s'adresser à cette vie de la Trinité au fond de l'âme de ses auditeurs ou de ses lecteurs, comme il nous l'explique dans "La Sainte Vierge et le Saint Sacrement" (p.33) : " Ce à quoi je fais appel ici, ce n'est pas à l'attention bien disposée d'une assistance, mais à la vie de la Sainte Trinité, à la vie prodigieuse du Dieu vivant à demeure en nous, grâce à la présence réelle et vivifiante du Verbe incarné qui a traversé ce matin votre être et le mien, à cette vie de la Trinité Sainte qui réside en vous tant que le péché ne l'a pas chassée, à toutes ces réalités premières et souveraines qui ne peuvent passer et vis-à-vis desquelles nous avons le seul tort de ne jamais assez reconnaître leur prééminence absolue et leur toujours actuelle vertu (...)

     

    Jean Daujat - L'apôtre du XXe siècle Monseigneur Ghika - Nouvelles Editions latines 1962 p. 70

  • La symbolique du mal (2) : péché originel et pastorale

    2°) Du cas abusivement privilégié de l'enfant à l'expérience de l'adulte :

    155. Il est clair que la théologie du péché originel se trouve fortement handicapée par son blocage sur un cas-limite : celui de l'enfant non baptisé, en qui l'on croit rencontrer le type même de la tare "naturelle", puisqu'il est encore incapable d'un péché personnel. On en déduit donc, consciemment ou non, que l'absence coupable de la grâce sanctifiante est une circonstance purement objective, à laquelle l'engagement postérieur de la liberté n'apporte rien de décisif. De là découle, en pastorale, l'injonction de faire baptiser les nouveaux-nés le plus tôt possible : coutume dont le poids se fait, de nos jours, lourdement sentir, parce qu'elle compromet souvent l'évangélisation plus qu'elle ne la favorise...

    Aujourd'hui, nous n'acceptons plus de voir dans l'enfant non baptisé le cas privilégié du péché originel. Nous pensons que la réalisation plénière de ce que signifie Adam ne se trouve que chez les adultes, c'est-à-dire chez celui qui ratifie et accomplit, par l'engagement de sa liberté pécheresse, la situation de disgrâce qui règne historiquement sur le monde.

    Pour la même raison, nous n'acceptons plus de voir dans l'enfant baptisé le cas privilégié de la vie de grâce. Nous pensons que la réalité plénière de ce que signifie le baptême ne se trouve que chez l'adulte, c'est-à-dire chez celui qui accueille, par une adhésion complète et libre, l'offre de salut proclamée par Jésus-Christ... Bref, nous estimons que le lieu de la doctrine du péché originel doit être la liberté d'un homme véritable, qui doit prendre position par rapport à ses pré-dispositions, en choisissant de mourir pour ressusciter. Le personnalisme exige ce déplacement d'accent.

                                                     à suivre...

    André Manaranche - Je crois en Jésus-Christ aujourd'hui - Seuil 1968