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09. Sagesse du désert - la prière purificatrice

Un ancien dit : « La prière constante profite rapidement à l’esprit. » (Apophtegme)

 

 

 

Beaucoup de sentences des Pères du désert sont consacrées à la prière. Elles en chantent les louanges. Les moines voient plutôt la prière comme un don de Dieu que comme un devoir. Elle a des vertus thérapeutiques. Elle guérit les blessures des êtres humains. Elle permet à l’âme de respirer et purifie l’esprit. La prière transforme les pensées et les sentiments de l’être humain.

Dans ce processus, il est important de ne pas prier contre notre colère ou notre peur, contre notre jalousie ou notre dépression, mais de prier avec elles. Dans notre prière nous devons porter à Dieu notre peur, notre colère et notre tristesse. Si sous ses yeux nous pénétrons dans notre tristesse en la suivant jusqu’au bout, elle nous conduira au Seigneur. Sur le fond de notre peur, de notre dépression, de notre amertume, nous trouverons Dieu, qui apaisera notre cœur blessé et éclairera les abîmes de notre âme de cette douce lumière.

Notre esprit est souvent troublé par des émotions négatives. Nous ne voyons pas notre existence et notre prochain avec netteté, mais seulement à travers les lentilles brouillées de notre colère et de nos projections. Dans la prière, il s’agit simplement de présenter à Dieu notre colère. Lorsque je porte ma fureur devant le Seigneur, je réussis déjà à prendre de la distance par rapport à elle. Et si, dans ma colère, je me tourne consciemment vers Dieu et sa miséricorde, elle perdra une partie de son pouvoir.

La prière m’aide à me retrouver moi-même, à retourner dans mon cœur. Si je persiste dans ma colère, je ne suis pas en moi, mais plutôt auprès de celui qui m’a offensé. Et je lui donne du pouvoir sur moi. Je me laisse conditionner par lui. La prière prive la colère de son pouvoir et me libère de la personne que, dans ma colère, j’ai laissée prendre de l’ascendant sur moi. La prière purifie l’esprit. Elle améliore la respiration de mon âme. Celui qui est plein de colère dégage souvent une odeur de haine et de fureur. Celui qui prie émet un parfum agréable, le parfum de l’amour et de la paix.

 

La voix du désert – Anselm Grün – Parole et Silence, 2006

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