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le compagnon de souffrance

On dit toujours que l'on "meurt toujours seul", et de la même façon, combien sommes-nous à avoir expérimenté le fait que la souffrance nous sépare des autres ? Même ceux qui nous aiment sont étrangers à notre souffrance. C'est l'expérience psychologique qui ajoute à notre épreuve. Eh bien, dans la foi nous sommes rejoints au plus profond de notre souffrance et de notre détresse par "celui qui a porté", et je dois savoir que c'est justement ma souffrance qu'il porte en même temps que moi. J'ai un véritable compagnon de souffrance,qui supporte et partage cette horreur, cette douleur, ce chagrin, cet abandon. Il suffit que je me tourne vers lui, que je retrouve la communication avec lui, et l'ouverture a lieu, je suis accompagné en vérité. (...)

Que nous en soyons conscients ou non, la souffrance est toujours plus ou moins vécue comme un châtiment. Dans le langage populaire, on dit couramment : " Qu'est-ce que j'ai fait au bon Dieu pour qu'il m'envoie ce malheur !" Tous ceux qui souffrent ont, d'une façon ou d'une autre, la même anxiété ; l'un rapportera sa souffrance à une faute de jeunesse, un autre y verra  une effroyable injustice dont il est victime, un autre encore une condamnation de toute sa vie... Ceci n'est jamais tout à fait absent de notre souffrance. Et voici que dans la révélation nous apprenons que tout ce qui était de l'ordre de la condamnation est enlevé de notre malheur, parce qu'un autre a pris toute la condamnation et toutes nos condamnations sur lui. Pour ce qui est de la condamnation liée à la souffrance, oui, il s'est substitué à nous. La souffrance reste nue. (...)

 

Jacques  Ellul - Si tu es le Fils de Dieu - EBV/Le Centurion, 1991. pp 25-26

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