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Psaume 68

Introduction au psaume :

Je m'épuise à crier.

 

Ce psaume est avec le psaume 21 celui où la tradition a reconnu le plus volontiers l'image du Seigneur souffrant, et auquel la liturgie a emprunté le plus volontiers de quoi évoquer la prière du Christ en croix : cette soif terrible, ce vinaigre qu'on lui donne à boire, le malheureux du psaume s'en plaignait déjà.


Celui qui prie ici est un coupable. Jésus, lui, a « tout pris de nous sauf le péché, toutes nos épreuves » (He 4,15). Il n'aurait pu, s'il avait été un pécheur, offrir le sacrifice parfait.


Mais nous autres, pécheurs, nous le rejoignons dans cette passion subie pour nous. Nous répétons avec lui les mots où s'exhale sa souffrance. Nous disons pour nous, appuyés sur sa souffrance, les mots qui expriment notre condition et qui, en lui, nous valent le pardon.

Bien mieux : d'une certaine façon (cette audacieuse pensée est de saint Augustin) Jésus lui-même disait ces mots. « Il invitait son Père à regarder ses fautes ». Mais où donc étaient-elles, ces fautes ? Pas en lui-même, qui porte le péché mais ne le connaît pas. Où ? Mais dans son Corps, dans ses membres. Déjà ne fait plus qu'un avec lui le membre qui avoue ses fautes. (Enarr. in Ps 68). 

C'est tout le Corps du Christ, dont nous sommes avec notre misère totale et notre péché, qui rejoint son Chef souffrant pour notre salut, c'est-à-dire pour nos péchés.

 

 

 

Sauve-moi, mon Dieu :

les eaux montent jusqu'à ma gorge !

 

J'enfonce dans la vase du gouffre,

         rien qui me retienne ; *

je descends dans l'abîme des eaux,

         le flot m'engloutit.

 

Je m'épuise à crier,

         ma gorge brûle.*

Mes yeux se sont usés

         d'attendre mon Dieu.

 

Plus abondants que les cheveux de ma tête,

         ceux qui m'en veulent sans raison ; *

ils sont nombreux, mes détracteurs,

         à me haïr injustement.

 

Moi qui n'ai rien volé,

         que devrai-je rendre ? *

Dieu, tu connais ma folie,

         mes fautes sont à nu devant toi.

 

Qu'ils n'aient pas honte pour moi, ceux qui t'espèrent,

         Seigneur, Dieu de l'univers ;*

qu'ils ne rougissent pas de moi, ceux qui te cherchent,

         Dieu d'Israël !

 

C'est pour toi que j'endure l'insulte,

que la honte me couvre le visage :

je suis un étranger pour mes frères,

un inconnu pour les fils de ma mère.

L'amour de ta maison m'a perdu ;

on t'insulte, et l'insulte retombe sur moi.

 

Si je pleure et m'impose un jeûne,

je reçois des insultes ;

si je revêts un habit de pénitence,

je deviens la fable des gens :

on parle de moi sur les places,

les buveurs de vin me chansonnent.

 

Et moi, je te prie, Seigneur :

         c'est l'heure de ta grâce ; *

dans ton grand amour, Dieu, réponds-moi,

         par ta vérité sauve-moi.

 

Tire-moi de la boue,

         sinon je m'enfonce : *

que j'échappe à ceux qui me haïssent,

          à l'abîme des eaux.

 

Que les flots ne me submergent pas,

         que le gouffre ne m'avale, *

que la gueule du puits

         ne se ferme pas sur moi.

 

Réponds-moi, Seigneur,

         car il est bon, ton amour ; *

dans ta grande tendresse,

         regarde-moi.

 

Ne cache pas ton visage à ton serviteur ;

         je suffoque : vite, réponds-moi. *

Sois proche de moi, rachète-moi,

         paie ma rançon à l'ennemi.

 

Toi, tu le sais, on m'insulte :

         je suis bafoué, déshonoré ; *

tous mes oppresseurs

         sont là, devant toi.

 

L'insulte m'a broyé le cœur,

le mal est incurable ; *

j'espérais un secours, mais en vain,

des consolateurs, je n'en ai pas trouvé.

 

A mon pain, ils ont mêlé du poison ;

quand j'avais soif, ils m'ont donné du vinaigre.

[Que leur table devienne un piège,

un guet-apens pour leurs convives !

Que leurs yeux aveuglés ne voient plus,

qu'à tout instant les reins leur manquent !

 

Déverse sur eux ta fureur,

que le feu de ta colère les saisisse,

que leur camp devienne un désert,

que nul n'habite sous leurs tentes !

 

Celui que tu frappais, ils le pourchassent

en comptant les coups qu'il reçoit.

Charge-les, faute sur faute ;

qu'ils n'aient pas d'accès à ta justice.

Qu'ils soient rayés du livre de vie,

retranchés du nombre des justes.]

 

Et moi, humilié, meurtri,

que ton salut, Dieu, me redresse.

Et je louerai le nom de Dieu par un cantique,

je vais le magnifier, lui rendre grâce.

Cela plaît au Seigneur plus qu'un taureau,

plus qu'une bête ayant cornes et sabots.

 

Les pauvres l'ont vu, ils sont en fête :

« Vie et joie, à vous qui cherchez Dieu ! »

Car le Seigneur écoute les humbles,

il n'oublie pas les siens emprisonnés.

Que le ciel et la terre le célèbrent,

les mers et tout leur peuplement !

 

Car Dieu viendra sauver Sion

et rebâtir les villes de Juda.

Il en fera une habitation, un héritage : *

patrimoine pour les descendants de ses serviteurs,

   demeure pour ceux qui aiment son nom

 

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