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Troisième Mystère douloureux : le couronnement d'épines

Les soldats, tressant une couronne avec des épines, la lui posèrent sur la tête, et ils le revêtirent d'un manteau de pourpre ; et ils s'avançaient vers lui et disaient :

- Salut, roi des Juifs !

Et il lui donnaient des coups. 

Évangile selon st Jean (Jn 19,2-3)

Et ils lui frappaient la tête avec un roseau et ils lui crachaient dessus, et ils ployaient le genou devant lui pour lui rendre hommage. Puis, quand ils se furent moqués de lui, ils lui otèrent la pourpre et lui remirent ses vêtements. 

Évangile selon st Marc (Mc 15, 19-20)

 

Méditation du Père Romano Guardini

C'est dans la tête que se révèle la dignité de l'homme. La couronne est l'insigne de la majesté royale qui vient de Dieu. les sarcasmes s'adressent ici à la tête du Seigneur qui porte invisiblement la couronne du "roi des rois". Les soldats en font un roi de dérision. Mais derrière leur cruauté bornée se dresse une autre volonté qui veut faire de lui un homme de dérision et - risquons le mot - un Dieu de dérision. 

Tous les sarcasmes du monde se réunissent pour détruire la dignité de Dieu et, en même temps qu'elle, la dignité de l'homme qui, elle aussi, vient de Dieu...

L'orgueil, la révolte, la vanité se mêlent à la trame de l'existence humaine, visibles parfois, cachés, la plupart du temps, et ni le regard humain, ni la volonté humaine ne peuvent atteindre leurs racines. Le Seigneur démasque cette puissance en lui laissant le champ libre contre lui. L'orgueil dans lequel nous nous dressons, la vanité avec laquelle nous nous apprécions nous-mêmes, prennent pour lui la forme de l’humiliation. La mesure de sa souffrance est celle de leur malice. 

C'est un instant décisif aussi, dans le devenir du chrétien, que celui où il découvre le mensonge inclus dans tout ce qui a nom grandeur, puissance réalisations, beauté, considération. Tout cela n'est pas mauvais en soi, mais le mal s'y trouve. C'est ici qu'il doit le voir, demeurer ferme à cette vue, se reconnaître lui-même dans ce qui se passe, puis mener le combat pour l'humilité. Cette humilité qui n'est rien d'autre que la vérité selon laquelle Dieu est Dieu, lui seul - et l'homme est homme, réellement homme. 

+R.G

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