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Premier mystère glorieux : la Résurrection

Après le jour du sabbat,

comme le premier jour de la semaine commençait à poindre,

Marie de Magdala et l'autre Marie vinrent visiter le sépulcre.

Et voilà qu'il se fit un grand tremblement de terre :

l'Ange du Seigneur descendit du ciel et vint rouler la pierre, sur laquelle il s'assit.

Il avait l'aspect de l'éclair, et sa robe était blanche comme neige.

A sa vue, les gardes tressaillirent d'effroi et devinrent comme morts.

Mais l'ange prit la parole et dit aux femmes :

Ne craignez point, vous : je sais bien que vous cherchez Jésus, le Crucifié.

Il n'est pas ici, car il est ressuscité comme il l'avait dit.

Venez voir le lieu où il gisait, et allez vite dire à ses disciples :

Il est ressuscité d'entre les morts,

et voilà qu'il vous précède en Galilée;

c'est là que vous le verrez.

Voilà, je vous l'ai dit.

Évangile selon st Matthieu (Mt 28,1-7)

 

 

 

Méditation par le père Romano Guardini : 

La mort du Seigneur est mystérieuse. Il a subi la mort plus douloureusement qu'un être humain ne peut la subir parce qu'il était plus vivant que tout autre. Malgré cela, il a toujours parlé de sa mort en la rattachant à sa Résurrection : "Dès lors, Jésus commença à annoncer à ses disciples qu'il fallait qu'il allât à Jérusalem, qu'il souffrît beaucoup de la part des Anciens, des Scribes et des Princes des prêtres, qu'il fût mis à mort et qu'il ressuscitât le troisième jour." (Mt 16,21) 

Les disciples n'ont pas compris ces paroles, toute leur attitude au moment de sa mort nous le montre.

Marie, elle, doit avoir soupçonné leur vérité. Ne lui avait-elle pas donné la vie selon la chair ? Pendant trente ans, elle l'avait vu respirer, grandir, agir sous ses yeux, portant tout dans son cœur; elle avait été debout au pied de la croix et l'avait vu mourir - elle a donc su aussi que sa vie était d'une nature particulière.

C'est pourquoi, lorsque les saintes femmes, et Pierre, et Jean, parlèrent du tombeau vide et rapportèrent les paroles des anges, elle doit avoir eu l'impression qu'elle attendait toutes ces choses.

Et elle, dont le cœur avait été enseveli dans le tombeau avec le corps de son Fils, est ressuscitée avec lui dans la lumière de sa victoire divine. 

Saint Paul dit dans la Lettre aux Romains que notre "vieil homme" doit être "crucifié avec le Christ", "mourir" et "être enseveli avec le "Christ". S'il en est ainsi, "de même que le Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, nous aussi nous marcherons dans une vie nouvelle" (Rm 6,4-5) 

Sans cesse s'accomplit en nous cette mort et cet ensevelissement du vieil homme : par tout combat contre le mal, par chaque victoire sur nous-mêmes, par chaque souffrance vaillamment supportée, par chaque sacrifice d'amour et de générosité.

Mais c'est là aussi que s'accomplit la résurrection pour le devenir de l'homme nouveau.

Parfois, tout au fond de nous, recouverte par les insuffisances et les tourments de la terre, nous devinons la pulsation de cette vie éternelle et sacrée, "la liberté glorieuse des enfants de Dieu" (Rm, 8,21).

En dehors de cela, la foi doit nous suffire.    

+ R.G

 

 

 

                                                                                 

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