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"Des malheurs vont fondre sur la France"

Extrait de " Apparitions de la Vierge reconnues par l’Église"  Ed St Jude 2011

 

Paris - rue du Bac. Couvent des Filles de la Charité. 18 juillet 1830, 23h30.

Sœur Catherine Labouré, Fille de la Charité, 24 ans,  est réveillée par un enfant qui lui dit :

 - Ma sœur, tout le monde dort bien ; venez à la chapelle ; la Sainte Vierge vous attend.

Croyant rêver, Catherine se lève, s'habille et suit l'enfant. Arrivée à la chapelle, elle entend bientôt le froufrou d'une robe de soie. La Sainte Vierge est là, resplendissante. N'écoutant que son cœur, la sœur se précipite aux pieds de Marie et pose familièrement les mains sur ses genoux.

" En ce moment, écrit-elle, je sentis l'émotion la plus douce de ma vie, et il me serait impossible de l'exprimer. La Sainte Vierge m'expliqua comment je devais me conduire dans les peines, et, me montrant de la main gauche le pied de l'autel, elle me dit de venir me jeter là et d'y répandre mon cœur, ajoutant  que je recevrais là toutes les consolations dont j’aurais besoin. "

- Mon enfant, dit Marie, je veux vous charger d'une mission. Vous y souffrirez bien des peines, mais vous surmonterez à la pensée que c'est pour la gloire du Bon Dieu. Vous serez contredite, mais vous aurez la grâce, ne craignez point. Dites tout ce qui se passe en vous, avec simplicité et confiance. Vous verrez certaines choses ; vous serez inspirée dans vos oraisons, rendez-en compte à celui qui est chargé de votre âme. Mon enfant, les temps sont très mauvais ; des malheurs vont fondre sur la France ; le trône sera renversé, le monde entier sera bouleversé par des malheurs de toutes sortes. Mais venez au pied de cet autel : là les grâces seront répandues sur toutes les personnes qui les demanderont, sur les grands et les petits. Un moment viendra où le danger sera grand ; on croira tout perdu. Je serai avec vous, ayez confiance ; vous reconnaîtrez ma visite, la protection de Dieu et celle de saint Vincent de Paul sur les deux communautés. Ayez confiance, ne vous découragez pas, je serai avec vous. (...)

 

"Je ne saurais dire,  ajoute Catherine, combien de temps je suis restée auprès de la Sainte Vierge ; tout ce que je sais, c'est qu'après m'avoir parlé longtemps, elle s'en est allée, disparaissant comme une ombre qui s'évanouit."

Catherine Labouré est ensuite reconduite à son lit par l'enfant, en fait son "ange gardien".

 

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