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Faire oraison 02. Vous êtes attendu

Texte tiré de "Présence à Dieu" Henri Caffarel - 100 lettres sur la prière - Éditions Parole et Silence. 

Livre chez l'éditeur ici

[9-10]

Une sensation de détresse nous saisit lorsque, à notre arrivée dans une ville inconnue (au port, à la gare, à l'aéroport), personne n'est là pour nous attendre. En revanche, si un visage joyeux vous accueille, si des mains se tendent vers nous, nous voilà aussitôt merveilleusement réconfortés, délivrés de la cruelle impression d'être égarés, perdus. Qu'importe, alors, ces coutumes, cette langue, toute cette grande ville déconcertante : nous supportons très bien d'être pour tous un étranger du moment que, pour quelqu'un nous sommes un ami.

Réconfortant aussi de découvrir chez nos hôtes qu'ils nous attendaient. Parents et enfants n'ont pas à dire grand chose pour que nous devinions : leur accueil, une certaine qualité d'empressement suffisent. Et dans notre chambre ces quelques fleurs, ce livre d'art (parce qu'on connaît nos goûts) achèvent de nous en persuader.

Je voudrais, cher ami, qu'en allant à l'oraison vous ayez toujours la forte conviction d'être attendu par le Père, par le Fils et par l'Esprit Saint, attendu dans la famille trinitaire. Où votre place est prête : rappelez-vous en effet, ce que le Christ a dit : "Je vais vous préparer une place." Vous m'objecterez peut-être qu'il parlait du ciel. c'est vrai. Mais l'oraison, justement, c'est le ciel, du moins ce qui en est la réalité essentielle : la présence de Dieu, l'amour de Dieu, l'accueil de Dieu à son enfant. Le Seigneur toujours nous attend.

Mieux : à peine avons-nous fait  quelques pas que, déjà, il vient à notre rencontre. Souvenez-vous de la parabole : "Comme il était encore loin, son père l'aperçut, fut touché de compassion, courut se jeter à son cou et l'embrassa longuement." Et pourtant ce fils avait gravement offensé son père. Il n'empêche qu'il était attendu, impatiemment.

 

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