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Nul n'est plus élu qu'un autre

110. (...) Aucune ségrégation humaine ne tient plus, dès lors que je dois considérer en quiconque " ce frère pour qui le Christ est mort " ( 1 Co 8,11). Ainsi, nul n'est plus élu qu'un autre, et aucun n'est exclu du Royaume. La frontière du bon et du mauvais ne passe pas entre des groupes, mais au plein centre du coeur de chacun ; nul ne doit partir en guerre contre son prochain mais il est invité à tourner contre son propre péché le glaive impitoyable de la Parole de Dieu, à se faire violence à lui-même. Et certes, la vie politique et la vie économique appellent inévitablement des affrontements et des luttes, même entre chrétiens, car le Christ n'a pas encore achevé de rassembler son propre Corps dans la parfaite unité. Ces combats, il ne faut pas hésiter à les entreprendre, encore qu'ils ne se mènent pas de n'importe quelle façon ; mais nous ne devons jamais transformer l'autre - individu ou collectivité - en Bête d'Apocalypse ; nous ne devons pas nous livrer avec lui à une guerre sainte, dont l'enjeu serait son anéantissement, sa descente aux enfers. Faute de quoi nous changerions 111. de foi, de Rédempteur, de salut, d'Eglise. En des temps où la clarté était rare, Madeleine Delbrel écrivait très justement : " L'amour du Christ est universel. Tout amour des uns qui nous ôte de l'amour des autres n'est pas amour du Christ. " Et plus récemment, le Concile apporte son autorité, en déclarant, à propos de la tâche sacerdotale : " En bâtissant la communauté des chrétiens, les prêtres ne sont jamais au service d'une idéologie ou d'une faction humaine ". (P.O. 6) Il n'y a donc d'immaculée conception d'aucune collectivité humaine...."

André Manaranche - Je crois en Jésus-Christ aujourd'hui - Seuil 1968 

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