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L'oeillet du Saint-Esprit

" (...) Il y a à Fribourg (en Suisse) des peintures d'un grand artiste qu'on appelle "le peintre à l'oeillet" parce qu'il signaint toujours ses tableaux par un petit oeillet. N'est-ce pas magnifique, de mettre un petit oeillet comme signature, au lieu de signer de son nom ? Le Saint-Esprit signe d'une manière semblable. C'est très caché, mais il y a réellement une signature particulière du Saint-Esprit, qu'il faut discerner dans la foi. C'est cela le discernement des esprits. Il y a aussi, bien sûr, la signature du démon, une grosse signature ! Le Saint-Esprit, lui, signe toujours par la pauvreté, parce qu'il est le Père des pauvres. Et le Père des pauvres ne prend que les pauvres ; les autres, il les laisse. "Vous voulez aller votre chemin ? Très bien, allez-y !" Le Saint-Esprit ne va pas nous faire des remontrances, il nous laissera tranquille, parce qu'il est très respectueux de notre liberté. Mais il est le Père des pauvres, et cela il le montre  toujours. 

A Abraham Dieu avait précisé : "Va vers le pays que je te montrerai, vers la terre de Canaan ", et à Jean-Baptiste il demande d'aller au désert sans rien lui dire. C'est différent ! La foi n'est pas directement la pauvreté ; c'est l'espérance qui est la pauvreté. La foi réclame une direction, une orientation, elle réclame une doctrine. Car il faut avoir une doctrine - mais il faut toujours la dépasser. La doctrine est nécessaire, il faut connaître la parole de Dieu, il faut connaître quelle est la vérité de Dieu. Et la foi nous conduit vers la terre de Canaan, elle fait de nous des étrangers dans la culture du monde d'aujourd'hui. L'espérance, elle, nous met au désert, dans la pauvreté ; elle exige de nous de ne pas savoir où nous allons, d'être comme portés par l'Esprit saint, et puis... d'attendre - la patience divine ! Il ne nous est pas dit combien de temps Jean-Baptiste a attendu au désert, cela fait partie de la pauvreté. Car si on le savait on dirait : " Voilà, j'ai fait un an de noviciat, je suis formé... !" Pas du tout. C'est toute notre vie que nous sommes novices du Saint-Esprit ; et plus nous avançons, plus nous le sommes, quel que soit notre âge. Nous devons aller toujours plus loin dans la pauvreté, car elle n'a pas de limites. Je parle de la pauvreté intérieure, bien sûr. La pauvreté extérieure est un signe, mais la pauvreté intérieure est un abîme qui creuse en nous le don de crainte ; et la pauvreté intérieure nous donne cette docilité parfaite à l'Esprit-Saint. "

 

Marie-Dominique Philippe - Suivre l'Agneau (t1) - 1 ère édition, 1978. 3 ème tirage : Ed St Paul 2005 pp.185-186 (ISBN : 2-35117-001-6)

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