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Les conceptions du Salut (1)

Beaucoup voient la quintessence du christianisme dans la rédemption des hommes par Jésus-Christ. Ils qualifient le christianisme de religion de salut.

Pourtant dans les autres religions, le thème du salut existe aussi fondamentalement. En Israël, Dieu est celui qui libère son peuple de la détresse et de l'oppression. Egalement dans le bouddhisme, il est question de salut, mais ce n'est pas Dieu qui libère. Qui suit le chemin proposé par Bouddha, échappe à la condamnation des renaissances. A la mort, il parvient au nirvana et sur terre, il atteint déjà la libération de sa concupiscence. Il est libéré de la dépendance du faux semblant du monde en accédant à la conscience. Le véritable salut réside dans la libération de son propre Moi et dans la voie qui mène à la pureté de l'Etre. Les traditions bouddhistes et hindouistes entendent le salut comme un "arrachement aux projets de vie erronés qui travestissent la perception de la réalité". (Jürgen Werbick)

De ce point de vue, voici la réponse des chrétiens. Pour nous, la rédemption nous arrache aux complexités de ce monde : "L'Esprit de Jésus-Christ nous libère des projets de vie funestes en entraînant les croyants dans l'avènement du Règne de Dieu et en les incitant à se vouer à ce qui est l'essentiel, à savoir l'amour - et en lui à Dieu - et en les invitant à témoigner en faveur de la confiance divine par leur engagement au service de la justice". (Jürgen Werbick)  Cette vision chrétienne du rachat ne vise pas seulement à sortir du monde, mais en même temps à transformer activement ce monde, tout en conservant sa liberté intérieure vis-à-vis des structures de pouvoir de ce monde. (...)

On ne se limite pas à qualifier Jésus de maître qui nous indiquerait le chemin qui mène à la réussite de notre vie, nous arrachant ainsi à l'ignorance et à l'inconscience. Au contraire, ce rachat s'effectue par la démarche historique de Jésus ; mais on ne doit pas le figer en le réduisant à la mort de la croix ; des siècles durant, cette doctrine du salut chrétien a eu l'inconvénient d'être unilatérale. Ce n'est pas seulement la mort de Jésus qui nous rachète, c'est toute sa vie et son ministère qui sont rédempteurs. (...) le rachat par Jésus-Christ (...) c'est un événement historique qui, d'après la tradition du Nouveau Testament, culmine dans la mort de Jésus sur la Croix et dans sa résurrection.

Anselm Grün - La foi des chrétiens - Desclée de B. 2008. p.93 et sv

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