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H. de Lubac - Page 2

  • paradoxes 04

    Toutes les formules, toutes les précautions d'orthodoxie, tous les scrupules de conformité littérale, toutes les barrières en un mot sont impuissantes à sauvergarder la pureté de la foi. Si l'esprit vient à manquer, le dogme n'est plus qu'un mythe et l'Eglise n'est plus qu'un parti.

     

    Henri de Lubac - Paradoxes - Cerf 2007

  • paradoxes 03

    C'est se flatter que de croire qu'en reniant le progrès de son siècle on s'assure l'héritage de tous les trésors des siècles anciens.

    Pour échapper aux vieilleries qui se donnent pour la tradition, nécessité de remonter au plus lointain passé, _ qui se révèlera le plus proche présent.

    Henri de Lubac - Paradoxes - Cerf 2007

  • paradoxes 02

    La foi est abandon. Le croyant n'a pas à s'encombrer de théories. Qu'il s'en serve, rien de mieux. S'il veut penser sa foi, les théories lui sont indispensables. Il les veut solides et vraies. Mais qu'il se garde d'y rester attaché, comme au bien propre de son intelligence. La foi doit participer au privilège de la charité : elle ne cherche point à prendre son objet, à l'accaparer ; elle s'écoule en lui.

    Henri de Lubac - Paradoxes - Oeuvres complètes XXXI - Cerf, 2007

  • le social et le spirituel

    Un paradis social peut être un enfer spirituel ; - auquel cas, d'ailleurs, il cesserait bien vite d'être même  un paradis social. Il peut être aussi tout simplement un désert spirituel, et s'il dure, alors ce ne peut être  qu'au bénéfice d'une humanité diminuée, atrophiée.

    Aussi tout comme il y aurait hypocrisie à négliger l'oeuvre sociale tant que n'est pas accomplie l'oeuvre, jamais achevée, d'éducation spirituelle, tout de même il serait inhumain de laisser ignorer à l'homme sa plus haute noblesse, de le détourner de lui-même et d'étouffer en lui la nostalgie de sa patrie divine tant que n'est pas achevée l'indispensable oeuvre sociale, - elle-même sans doute à jamais inachevable. Il faut appliquer ici, tout en la retournant, la consigne marxiste selon laquelle doivent s'épauler réciproquement l'action révolutionnaire et la lutte antireligieuse en vue de la libération totale.

    Les deux efforts, social et spirituel, doivent aller de pair. Chacun est garant du sérieux de l'autre et de son authenticité. Sans le souci de ses conséquences sociales et temporelles, la vie spirituelle est faussée ; sans approfondissement spirituel, tout progrès social demeure indigne de l'homme et peut finalement se retourner contre lui. Dieu, pour qui l'homme est fait, ne peut être atteint que par leur convergence.

     

    H. de Lubac - Paradoxes - Cerf, 1999

  • Paradoxes 01

     

     

    La foi ne nous apporte pas une théorie plus belle que ne font les philosphes : elle nous élève au-dessus des théories. Elle nous en fait briser le cercle. Elle nous fait évader des limites de notre propre esprit. Par-delà toutes les vues sublimes sur Dieu, elle nous fait atteindre Dieu. Elle nous établit dans l'Etre. Or cela, qui seul importe, elle seule le fait.

    Henri de Lubac - "Paradoxes" - Cerf 2007 p.10