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Psaume 9

Introduction au psaume : 

Les nations ne sont qu'humaines

Éternel scandale d'un monde où la force semble faire le droit, où les puissances humaines semblent n'avoir rien à redouter d'une justice plus haute, qu'elles s'appellent un tyran ou une nation de proie, ou bien une idéologie implacable...

L'histoire des croyants est l'histoire d'une foi indéfiniment combattue, vaincue, mais soudain redressée par la main de Dieu : c'est une histoire de petits et de pauvres qu'une violence écrase sans pitié et que l'intervention du Seigneur relève, tandis qu'elle efface jusqu'au nom des bourreaux. 

9A

 

De tout mon cœur, Seigneur, je rendrai grâce,

je dirai tes innombrables merveilles ;

pour toi, j'exulterai, je danserai,

je fêterai ton nom, Dieu Très-Haut.

 

Mes ennemis ont battu en retraite,

devant ta face, ils s'écroulent et périssent.

Tu as plaidé mon droit et ma cause,

tu as siégé, tu as jugé avec justice.

 

Tu menaces les nations, tu fais périr les méchants,

à tout jamais tu effaces leur nom.

L'ennemi est achevé, ruiné pour toujours,

tu as rasé des villes, leur souvenir a péri.

 

Mais il siège, le Seigneur, à jamais :

pour juger, il affermit son trône ;

il juge le monde avec justice

et gouverne les peuples avec droiture.

 

Qu'il soit la forteresse de l'opprimé,

sa forteresse aux heures d'angoisse :

ils s'appuieront sur toi, ceux qui connaissent ton nom ;

jamais tu n'abandonnes, Seigneur, ceux qui te cherchent.

 

Fêtez le Seigneur qui siège dans Sion,

annoncez parmi les peuples ses exploits !

Attentif au sang versé, il se rappelle,

il n'oublie pas le cri des malheureux.

 

Pitié pour moi, Seigneur,

   vois le mal que m'ont fait mes adversaires, *

toi qui m'arraches aux portes de la mort ;

et je dirai tes innombrables louanges

   aux portes de Sion, *

je danserai de joie pour ta victoire.

 

Ils sont tombés, les païens, dans la fosse qu'ils creusaient ;

aux filets qu'ils ont tendus, leurs pieds se sont pris.

Le Seigneur s'est fait connaître : il a rendu le jugement,

il prend les méchants à leur piège.

 

Que les méchants retournent chez les morts,

toutes les nations qui oublient le vrai Dieu !

Mais le pauvre n'est pas oublié pour toujours :

jamais ne périt l'espoir des malheureux.

 

Lève-toi, Seigneur : qu'un mortel ne soit pas le plus fort,

que les nations soient jugées devant ta face !

Frappe-les d'épouvante, Seigneur :

que les nations se reconnaissent mortelles !

 

Et cependant l'histoire recommence. Les puissances du monde, à nouveau, comme le démon de l’Évangile, remontent à l'assaut (Mt 12,45). Dieu semble s'effacer, il ne répond rien à ces blasphémateurs (Mc 14,61). Le fidèle n'a plus que sa foi, jusqu'au jour où cette foi porte ses fruits et l'ennemi s'effondre.

 

9B

 

Pourquoi, Seigneur, es-tu si loin ?

Pourquoi te cacher aux jours d'angoisse ?

L'impie, dans son orgueil, poursuit les malheureux :

ils se font prendre aux ruses qu'il invente.

 

L'impie se glorifie du désir de son âme,

l'arrogant blasphème, il brave le Seigneur ;

plein de suffisance, l'impie ne cherche plus :

« Dieu n'est rien », voilà toute sa ruse.

 

A tout moment, ce qu'il fait réussit ; +

tes sentences le dominent de très haut. *

(Tous ses adversaires, il les méprise.)

Il s'est dit : « Rien ne peut m'ébranler,

je suis pour longtemps à l'abri du malheur. »

 

Sa bouche qui maudit n'est que fraude et violence,

sa langue, mensonge et blessure.

Il se tient à l'affût près des villages,

il se cache pour tuer l'innocent.

 

Des yeux, il épie le faible,

il se cache à l'affût, comme un lion dans son fourré ;

il se tient à l'affût pour surprendre le pauvre,

il attire le pauvre, il le prend dans son filet.

 

Il se baisse, il se tapit ;

de tout son poids, il tombe sur le faible.

Il dit en lui-même : « Dieu oublie !

il couvre sa face, jamais il ne verra ! »

 

Lève-toi, Seigneur ! Dieu, étends la main !

N'oublie pas le pauvre !

Pourquoi l'impie brave-t-il le Seigneur

en lui disant : « Viendras-tu me chercher ? »

 

Mais tu as vu : tu regardes le mal et la souffrance,

tu les prends dans ta main ;

sur toi repose le faible,

c'est toi qui viens en aide à l'orphelin.

 

Brise le bras de l'impie, du méchant ;

alors tu chercheras son impiété sans la trouver.

A tout jamais, le Seigneur est roi :

les païens ont péri sur sa terre.

 

Tu entends, Seigneur, le désir des pauvres,

tu rassures leur cœur, tu les écoutes.

Que justice soit rendue à l'orphelin,

   qu'il n'y ait plus d'opprimé, *

et que tremble le mortel, né de la terre !

 

Dieu veut que nous nous disions tout cela. Il n'aime pas l'illusion volontaire, même pieuse. L'histoire va ainsi. Elle est faite pour former des croyants, et elle les éprouve. Il ne faut pas s'en étonner (1 Pierre 4,12). L'espérance prépare la gloire (Rom 5,2-5)

 

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