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  • Briser nos images

    Face à la réalité, comment affirmer que Dieu est amour ?

    Nous ne devons pas comprendre de façon trop naïve l'affirmation selon laquelle Dieu est Amour, comme s'il devait disposer avec amour chacun des événements de l'existence. Quand un enfant est victime d'un accident de la circulation qui l'arrache à la vie, une telle conception se discrédite d'elle-même. Mais la question s'impose : le monde est-il chargé d' une énergie négative et mauvaise ? Ou bien devons-nous croire malgré tout que le fondement ultime de l'existence est l'amour ? C'est selon la nature de notre décision à ce sujet que se manifestera notre vision sur nous-mêmes et sur le monde.

    L'affirmation centrale de la Bible est que Dieu est amour. En ressentant en nous l'amour, nous avons compris quelque chose de Dieu et nous y participons. Et c'est cela qui nous permet d'endurer la vie dans le monde où subsistent tant de réalités incompréhensibles et difficilement acceptables.

    Mais, en même temps, la cruelle réalité du monde nous contraint souvent à rejeter une conception simpliste du " Bon Dieu ". Le mal et l'horreur du monde démasquent ces images comme de simples projections de nos désirs.  Toutefois, il nous faut persister à croire que Dieu est juste et qu'il est l'amour. Mais le mystère demeure sur la façon dont nous pouvons concilier les aspects effrayants de la réalité de Dieu, son amour et sa miséricorde. Il nous faut, au cours de cette expérience que nous faisons du mal, briser nos images sur Dieu, parfois par trop candides et optimistes afin de Le chercher dans l'obscurité, lui qui, en dépit de toutes les ténèbres, est la lumière qui éclaire la nuit de notre coeur.

    Quand j'observe la cruauté du monde, il m'est difficile d'affirmer que Dieu veut ce qu'il y a de meilleur pour nous. Il me faut commencer par intérioriser cette absence d'explication, avant de m'interroger sur le caractère non compréhensible de Dieu qui continue, malgré tout, de me soutenir, alors que le sol s'est dérobé sous mes pieds, et qui m'accorde l'espérance dans une situation désespérée. Dieu n'est pas la réponse automatique face au mal. Mais au coeur de la souffrance, je pressens Dieu qui, en Jésus-Christ, a assumé la souffrance, au point de devenir lui-même un Dieu souffrant.

    Anselm Grün - Réponses aux grandes questions de la vie - DDB 2009 pp.166-167